vendredi 4 décembre 2009
Clones : La critique pourrie
04 12 2009

Un film qui plagie l'affiche de l'ultra bouse Taken, ça promettait forcément du lourd !
Réclamée à cors et à cris par des milliers de lecteurs et lecteuses en manque d'aigritude dans ce monde de tolérance et de paix, j'ai l'honneur de vous annoncer le retour de la rubrique "critiques pourries" !1 Wouhou !! Confetis et cotillon, faisons de cette date un jour de fête nationale !!
...
Vous avez le droit de faire semblant d'être content et je ferais semblant de vous croire bande de vils T__T. Bref, c'est donc au péril de ma santé mentale que je suis allé voir le dernier film de Bruce "Yippi Kai" Willis intitulé Clones que l'on m'avait signalé comme spécialement moisi. Autant dire qu'il n'a pas failli à sa réputation....
Clones : La critique pourrieClones, contrairement à ce que les dyslexiques peuvent penser, n'est pas un documentaire sur l'univers des intermittent du spectacle au nez rouge et aux pieds hypertrophiés mais un thriller d'anticipation au cours duquel Bruce va, comme l'exige probablement son contrat, sauver le monde armé uniquement de sa bite, de son couteau et de la complicité de scénaristes faignants. Pour bien comprendre je vous laisse découvrir le trailer :

Ok M. Chabal, pardon M. Chabal, j'le ferais plus M. Chabal, mangez pas ma famille M. Chabal ! *Tousse*Je vous laisse donc découvrir le *hum* la remorque --'
Ca a l'air drôlement chouette, il y a des sous-terminators au squelette vert fluos, du saute mouton en images de synthèse pourries et plein de gens qui font un malaise vagal synchronisé ! Vous serez d'ailleurs ravis d'apprendre que dans la grande tradition des trailers Hollywoodiens...

Arg mais quoi à la fin !! Il y en a marre ! Tu me fais pas peur Chabal !! Quand on a presque le même nom qu'une marque de viande sous vide et la tronche d'un figurant de la guerre du feu il y a pas de quoi faire sa marionnette !! Je suis un dingue ok, j'ai fini WOW deux fois !

Ok, ok, mais arrête de faire ça T___T Je disais donc, dans la grande tradition des remorques des bois sacrés celle-ci contient l'intégralité du film en version résumé. Et attention, quand je dis l'intégralité du film c'est véritablement l'intégralité du film DANS L'ORDRE CHRONOLOGIQUE avec intro développement conclusion et scènes d'action en mousse pour occuper le chaland !! On comprend mieux du coup que pour parvenir à faire un film de 1h30 avec seulement 2mn d'évènements, le réalisateur a du faire pas mal de remplissage nanar.

Pour tous ceux qui pensent voir en Clone un film à la Minority Report, je préfère vous arrêter tout de suite. Clones est tellement chiant et mou du genoux qu'on a plus l'impression d'assister à un épisode version longue de Derrick, le charme teuton de Horst Tappert en moins, qu'à un techno-thriller d'anticipation. La faute à une enquête molassonne, totalement cousue de fil blanc capable de faire honte à

Ce n'est pas avec des films pareils que le délit de sale gueule disparaitra...
[Intermède reflexionnage HS]Concernant Minority Report. L'ensemble de l'intrigue de ce film est basé sur une incohérence monumentale ! Une unité spécialisée dirigée par Tom Croisière exploite les visions balancées par 3 gonzes appelés Précogs pour arrêter les meurtres avant que ceux-ci n'aient lieux. Admettons. L'ennui c'est que si on suit bien la logique, les précogs sont supposé voir l'avenir or, vu que l'équipe de Tom Croisière empêche cet avenir de se réaliser en stoppant les meurtres à temps, les précogs ne devraient pas voir de meurtre dans le futur ! Or, si les précogs ne voient pas les meurtre dans le futur, Tom Croisière ne peut pas les empêcher donc les précogs voient les meurtres que Tom arrête à temps empêchant les précogs de voir le meurtre, etc, etc, etc, BOUCLE INFINIE OF TEH DEATH DIVIDE BY 0 !1 Merci d'avoir violé mon cerveau Spielberg T__T[/Intermède reflexionnage HS]

Comme le veut la tradition, un film ne peut pas être totalement pourri sans un panel d'acteurs bovins. Malheureusement, dans le cas de Clones je suis bien embêté puisque dans la plupart des scènes, les protagonistes sont censé êtres des robots et donc, pour bien le faire comprendre, le réalisateur à décidé que ses acteurs devaient y être aussi inexpressifs que possible (aka : avoir l'air de se faire chier comme des rats morts qui auraient avalé 6 boites de laxatifs). Cela dit, je ne peux m'empêcher d'adresser un grand bravo à Rosamund Pike qui parvient, malgré cette contrainte de mise en scène, à donner une dimension encore plus ridicule à son rôle en y ajoutant une petite touche d'air totalement dramatisé, un peu comme si elle était en permanence sur le point de chialer, quel talent !

A noter également l'interprétation tout en "retenue" de Ving Rhames apparemment persuadé que pour faire un prophète convaincant il faut avoir un balais à chiottes sur la tête et prendre des poses façon Yoga pour les nuls :

Histoire d'éviter de trop partir en sucette dans mon aigritude et pour d'assouvir ma passion des listes, voici 5 éléments qui rendent le film Clones particulièrement naze et incohérent (qui vaut mieux que deux tu l'auras) :
- Titre mensonger : Première grosse arnaque, les clones dont parle le film sont en réalité des répliques robotiques pilotés à distance qui ne sont même pas obligés de ressembler à leur propriétaire. Alors bon, je sais que je suis une grosse quiche en biologie et que je m'y connais à peu près autant que Rael en clonage humain, mais quelque chose me dit qu'il y a arnaque dans le choix du titre du film... Pour sa défense j'imagine que ce choix à été fait pour ne pas avoir des affiches qui ressemblent à ça :

A noter qu'en anglais le film se nomme "Surrogates" qui signifie "Répliques" ce qui est bien plus logique, merci les traducteurs Français... - Des prémices à deux roubles :
Je passerais sur le fait que doubler la population mondiale à coup de robots est un tel gâchis de ressources et d'énergie que cela détruirait au passage toute l'humanité pour m'attarder sur l'idée que posséder un double cybernétique entrainerait la disparition quasi totale de crime violent ! Plus de crimes simplement parce que les gens ont des doubles ? Vraiment ? On ne nous prendrait pas un peu pour des jambons avec ce "fait" a la noix ? Sérieusement, qu'est ce qui empêche Popol, dit canif vicieux, de rentrer directement chez les gens pour savatter les utilisateurs au lieu de péter la face a leurs doubless robotique ? "Oh mince, ils ont fermé leur porte à clé, je ne peux pas aller les maltraiter quel dommage !"... (sigh)
Baser quasiment l'ensemble d'un film d'anticipation sur un univers bancal à sa base c'est comme balancer une citation des Télétubbies dans un discours politique ou dire "j'adore le hard rock, j'écoute les Jonas Brothers, lol", ça fait perdre instantanément toute crédibilité. - Les cheveux de Bruce Willis :

Pourquoi ? Mais pourquoi ? Dans un univers ou tout le monde peut se payer la gueule de bogoss de son choix, pourquoi choisir d'avoir une touffe blonde immonde !! Maintenant c'est sur, Bruce Willis est bel et bien atteint de Nicolas Cageite aigue. Cette maladie extrêmement rare touche les acteurs Hollywoodien qui font un complexe capillaires en les obligeant à arborer des coiffures de plus en plus improbables pour chaque film. Nicolas Cage est le patient zéro et pour lui tout espoir de guérison est perdu depuis longtemps mais pour Bruce, malgré une grave rechute lors du film The Jackal, il y avait de bons espoirs de rémission T____T

Une telle déchéance c'est moche, d'autant plus que cette touffe infâme parvient à elle seule à décrédibiliser totalement toute tentative de badasserie comme le prouve cette image :

- Des improbabilités technologique à la pelle : Voilà ce qui arrive quand on laisse des designers faire le boulot des ingénieurs :
Attention c'est assez furtif et sur une petite vidéo on a un peu de mal à voir
Des articulations dans le nez (il y a même des diodes !) !!! Pourquoi ?! Et allez pas me faire croire que c'est pour les expression faciales vu que l'ensemble du casting est à peine plus expressif qu'une boite de thon après une overdose de Botox !!1 J'imagine le brainstorming de fou qui a dû donner naissance à cette idée en bois :
- Ingénieur 1 : Eh les gars, on a encore 3/4 vérins en rab qui trainent, qu'est ce qu'on en fait ?
- Ingénieur 2 : Oh bah t'as qu'à les mettre dans le pif, il reste de la place et puis comme ça on sait jamais, dès fois que quelqu'un veuille faire un remake de ma sorcière bien aimée ça peut servir.
- Ingénieur 1 : Purée Roger, t'es un génie ! Si t'avais pas marché sur une mine dans un champs de gravier quand t'étais gosse je te ferais l'amour la tout de suite !!
Mais attendez, il y a encore plus fort :
- Ingénieur 1 : Bon les gars, ça sert à quoi les 250l de liquide vert bizarre ?
- Ingénieur 2 : Bin c'est pour mettre dans les robots s'te blague.
- Ingénieur 1 : 250 litres pour un seul robot ?
- Ingénieur 2 : Bah ouais, imagine qu'il se coupe un membre, un bras d'honneur un peu trop enthousiaste et c'est le drame. Au moins avec tout ça il peut tenir plusieurs heures sans craindre la panne.
- Ingénieur 1 : Vous auriez pu bosser sur un système d'étanchéité qui coupe l'alimentation en fluides automatiquement dans certaines parties du corps..
- Ingénieur 2 : Tu rigoles j'espère ? On a pas put bosser sur ces conneries, tu sais le temps que ça prend de développer une articulation nasale !! Tu nous prends pour des chiens prestidigitateurs ou quoi ??.
- Ingénieur 1 : Euh, on dit des magiciens Robert !
- Ingénieur 2 : Magichien, c'est ce que je viens de dire.
- Des pneus qui éclatent sans raison :
Ca t'apprendra à rouler avec des pneus lisses sale bot !!
- Une séquence pour faire pleurer les geeks :
Ok donc résumons. Le geek de service (gros et chevelu comme il se doit, merci la fraking équation Disney !!) parvient à se rappeler d'un code à la noix qu'il ne doit, à priori, pas avoir souvent l'occasion d'utiliser tout en zappant totalement que son logiciel de mayrde fonctionne avec MAJUSCULE + ENTREE au lieu de ENTREE (ah ah ah s'te blague) !! Dans le genre astuce miteuse pour rajouter du suspense c'est vraiment surpuissant "OMG, a 1s prêt, c'était moins une didonc !".
En résumé : Basé sur une idée bancale malgré un bon potentiel sur la thématique de la vie par procuration, Clones s'acharne à esquiver toutes les questions intéressantes que pouvait soulever son pitch pour se contenter de dérouler une enquête molassonne et chiante à mourir. La faute à une mise en scène mono expression assumé qui empêche toute attachement aux personnages et à des rebondissement prévisibles 3 ans à l'avance pour peu que l'on ait plus de deux neurones actives ou que l'on ait visionné le trailer. Pas assez nul pour être totalement fun et pas assez bon pour passionner, Clones se révèle être un excellent somnifère carrément moins cher que le GHB.
Note :








(4/10)
Bon, vu que je suis un brin rouillé niveau écriture ces temps-ci et que cela fait longtemps que je n'ai pas fait de critique de film j'espère que cela vous aura au moins arraché un sourire ;) Sur ce, je vous kiffe tous le boule, surtout toi [insérer votre nom] ! - Une séquence pour faire pleurer les geeks :
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vendredi 6 juin 2008
Frontière(s) : La critique pourrie
06 06 2008

J'avoue, je suis un fan de films d'horreurs ultra-gore, sales, pouah, beurk pleins de gens qui ont 60L de sang compressés à 10 bars dans le corps et qui ont la facheuse tendance à tomber sur plein d'objets coupants ! Plus c'est trashos plus ça me plait, c'est pourquoi j'attendais avec une grande impatience de voir le film Frontière(s) de Xavier Gens, un film soit disant si atrossorib' qu'en comparaison le 20H de TF1 et GTA IV combinés ressemblent à la version censuré des Bisounours. Même le fait de savoir que ce film est une production Europa Corp, l'usine à films pourris made in Luc Besson, et que le mec au commandes a commis le ridiculissime Hitman n'a pas réussi à me démonter, et pourtant, et pourtant...
Frontière(s) : La critique pourrieContrairement à ce que tente de faire croire l'affiche, Frontière(s) n'est pas un documentaire sur une boucherie-charcuterie placée à la frontière franco-suisse. Non, en fait c'est l'histoire de jeunes racailloux qui, après un casse, décident de fuir la France alors que l'extrême droite est en train d'arriver au pouvoir, pour aller dépenser leurs euros durement gagnés dans des pétards Hollandais. Malheureusement, film d'horreur oblige, sur leur route ils vont s'arrêter dans une auberge occupée par une famille de dégénérés vilains pabô qui préfèrent le cuissot d'humain au steak de bœuf, pas de chance (Enfin ils auraient pu tomber sur pire : des végétariens) !
Comme Nioutaik est un blog familial j'ai décidé de laisser le choix aux lecteurs concernant la bande annonce à visionner. Vous pouvez donc choisir entre la Bande Annonce du film Frontière(s), pleine de sang qui fait vomir les âmes sensibles (après ça tâche, c'est sale) :
Ou bien le générique des Bisounours (qui peut lui aussi faire vomir mais pas pour les mêmes raisons) :
Avant de voir Frontière(s) je m'attendais secrètement à découvrir un "Massacre à la tronçonneuse" à la Française, soit un film extrêmement glauque qui fout un bon gros malaise, hélas, hélas, hélas (3 fois hélas, j'ai compté !) au lieu d'un malaise tout ce que le spectateur peut ressentir à la vision de ce film c'est de la gêne, de la gêne pour le réalisateur qui a pondu une bouse pareille et les acteurs qui ont acceptés de jouer dedans (ou bien qui y ont été contraint, c'est pas très clair).
Frontière(s) souffre énormément du syndrome de "grosse tête" de son réalisateur. Au lieu de chercher à faire un film d'horreur "divertissant", "rythmé", "qui prend au tripes" comme Alexandre Aja à su le faire avec Haute Tension, Xavier Gens à lui décidé de coller dans son film de la "philosophie à deux roubles" et de la "réflexion politique débile sur fond de malaise social" (je n'invente rien c'est lui même qui le dit dans ses interviews) et, comme chacun s'en doute, marier de la réflexion politique "basse de plafond" à un film d'horreur c'est comme parler des Nazis dans un débat : ça n'apporte rien et ça fait passer pour un blaireau.
Bon, avant que je m'emballe et que je parte dans tous les sens je vais tenter de structurer mon texte en détaillant toutes les frontière(s) de pourritude que ce film franchi dans la joie et le "va y lubrifie moi ça !" (dit aussi "allégresse") :
Les Frontière(s) du scénario pourriNormalement lorsque l'on veut renouveler un genre de film on essaie de faire original, d'explorer de nouvelles idées, de tester des choses audacieuses, mais ça Xavier Gens ne le sait pas, pour lui renouveler un genre ça veut plutôt dire "repomper comme un gros chacal, parfois au plan près, des scènes et des idées de bons films d'horreurs et d'en faire un mégamix, de toute façon personne y verra rien". Bien sur, si Frontière(s) ne contenait que quelques idées déjà vues dans d'autres films on pourrait appeler ça un hommage et personne n'y verrait rien à redire mais la tout est tellement déjà vu vu et revu que ça s'appelle du plagiat (Remarquez, tout le sel du film devient du coup de repérer quoi est pompé sur quoi). Nous avons ainsi droit à :
- La famille de dégénérés cannibales pompée de Massacre à la Tronçonneuse avec cependant une petite originalité ridicule : c'est une famille de Nazis ! Wahou mais quelle audace dans le scénario ma parole oO
- Une séquence dans des tunnels étroits venue tout droit de The Descent
- Le coup du tendon d'Achille pompé de Hostel (oui, ce film ose même pomper sur cette sous-bouse du film d'horreur qu'est Hostel, c'est vous dire le niveau)
- Le gars attaché à des crochets d'abattoirs venu la encore de Massacre à la tronçonneuse
- La séquence ou l'héroïne du film se fait couper les cheveux est pompée d'un film d'horreur français pas forcément super connu nommé Calvaire
- La scène finale qui fait étrangement penser à Midnight Express
Et je suis sur que j'en oublie une demi-douzaine tellement tout le film n'est qu'un gigantesque patchwork de scènes et d'idées repompées. Bien sur, on peut se dire que si ce sont des scènes qui ont déjà fait leurs preuves en terme d'efficacité les mélanger pourrait donner un truc sympa mais même pas, l'ensemble est tellement foutraque qu'il en devient ridicule.

Pour ne rien arranger le film manque cruellement de rythme avec beaucoup de remplissage inutile entre les scènes et, quand le film décide de s'emballer, le réalisateur est soudainement pris d'une crise de Parkinson incontrôlable rendant difficilement compréhensible ce qui se passe à l'écran (Parait que le coup de la caméra qui bouge dans tous les sens c'est pour faire moderne, staïl ! A mon avis c'est surtout fait pour coller le mal de mer).
Les Frontière(s) des dialogues d'auteurPour ne rien arranger au rythme moisi du film tout les dialogues, à l'exception des "Aaaah", "Ouillle" et autres "Ca fait mal arrêtez s'il vous plait", sont affligeants de ridicule. Voulant probablement faire "branché", toutes les répartis du film, ou presque, sont blindés d'insultes, malheureusement, n'est pas Tarantino qui veut et cela donne des scènes d'une profondeur inouï comme par exemple celle-ci :
- Victime 1 : Quelles salopes putain quand je vois comment je l'ai baisée après elle me dit qu'elle a plus envie
- Victime 2 : J'te le disais depuis le début que c'est des putes. C'était trop beau pour être vrai
- Victime 1 : Ca m'enerve ça, comment ça m'enerve
- Victime 2 : Tain mon gars tu tires une sale gueule, c'est cette tasspé qui te met dans cet état ?
- Victime 1 : Nan mais j'en ai rien a foutre de cette pute là, j'en ai rien a branler, elle pue de la chatte en fait
C'est magnifique on dirait du Baudelaire qui aurait chopé une variante particulièrement aigue du syndrome de Gille de la Tourette.

Finalement, plus j'y repense et plus je me dis que ce film ne possède pas de dialogues et qu'il s'agit probablement d'improvisation des acteurs pour meubler un peu les scènes.
Les Frontière(s) du jeu d'acteur nanarQue serait un film pourri sans un minimum d'acteur ridiculement nazes ? Frontière(s) ne déroge pas à la règle avec quelques un des rôles les plus affligeant jamais vu dans un film d'horreur (et pourtant il y a du niveau). Tout le casting est tellement mauvais qu'on en vient à se demander s'il n'ont pas été recruté parmi les acteurs refusé pour les téléfilms de l'été sur TF1 (ce qui n'est pas très très gentil pour les téléfilms de TF1).
Le maitre étalon en terme de nullité dans ce film est en fait une maitresse étalonne puisqu'il s'agit d'Estelle Lefébure, miss Mixa peau sensible dans ta gueule, qui interprète une des sœur de la famille de gros dégénérés. Ayant probablement un peu trop matée Pirate des Caraïbes la miss Estelle est persuadée que pour jouer une méchante plausible il faut se mettre du Khoâl sous les yeux, avoir l'air en permanence droguée aux sédatifs et bien entendu grogner, petit extrait (si le sang vous insupporte les protagonistes de la vidéo en ont sur leurs habits mais promis il y a pas de charcutage dans cette scène) :
*Grr* *Grr* Je suis une méchante !! Bravo Estelle, quel talent oO

Juste derrière Estelle en terme de nullité vient Samuel Le Bihan qui joue un des frère de la vilaine famille pabelle ! Habituellement plutôt "bon" acteur le pauvre Samuel est ici totalement dépassé par un rôle indigent de "vraie fausse brute bêbête" et il passe tout son film à grogner (sans rire, comme Estelle il grogne tout le temps) et à montrer à quel point il est bodybuildé du corps. Ça en serait presque drôle mais hélas on sent que le pauvre fait de son mieux pour être crédible dans un rôle naze, du coup ça devient triste :'( Petit exemple de ce magnifique rôle de composition, quel technicité dans les mouvements, c'est beau à voir :

Un rôle tout en finesse
Samuel LeBihan et Estelle Lefébure dans leurs œuvres, notez le grognement à la fin :
Hum, quelle vilaine la Estelle, quelle conviction, ça me laisse tout chose :')
Comme je ne peux pas détailler tous les acteurs ridicules du film voici le plus "lamentable" non pas pour son rôle mais plutôt pour ses dialogues. Il s'agit de Jean-Pierre Jorris qui joue le rôle du père de la famille, pour montrer à quel point c'est un vilain Nazi pas beau le réalisateur à décidé de lui faire dire des dialogues mi-français mi-allemand avec un accent ridicule indignes d'un Papi fait de la résistance. Comme en plus il a l'air franchement à l'étroit dans son costume d'officier ça devient vraiment très naze :

Au milieu de tout ce marasme on peut cependant sauver l'actrice principale Karina Testa plutôt convaincante dans son rôle, même si elle à tendance à en rajouter dans les tremblements de peur, et Maud Forget qui joue une gamine un peu débile/naïve assez glauque dans son genre.
Les Frontière(s) du réalismeEn plus d'avoir des dialogues affligeants et des acteurs qui ne le sont pas moins, Frontière(s) est rempli de pas mal d'incohérences extrêmement flagrante qui contribuent à décrédibiliser encore plus un film qui n'avait vraiment pas besoin de ça pour manquer de réalisme. Nous avons ainsi :
- Le méchant quasi-invincible : Un des vilain frère (bouh pas gentil) se paye, au cours du film, une dizaine de coup de ciseaux entre les omoplates et un gros coup de marteau EN PLEINE TÊTE sans que cela semble le gêner vu qu'il se relève frais et dispo A CHAQUE FOIS sans qu'aucune explication plausible ne soit avancée. Si ca se trouve c'était un film sur des Nazi cannibales sorciers.
- La méchante quasi-invincible : Probablement protégée par les couches de crème Mixa qu'elle se colle sur la tronche Estelle Lefébure fait preuve, comme son frère, d'une résistance incroyable en survivant tranquillement à une bonne grosse explosion des familles, sans raison.
- Le père, bon gros Nazi caricatural, décide de perpétuer la "race pure supérieure" en unissant son fils à l'héroïne du film qui ressemble autant à une blonde aux yeux bleus que Khamel Ouali. Bien entendu cette histoire de perpétuation de la race ne sert strictement à rien du film, après tout c'est marrant de mettre des incohérence juste pour le fun.
Un peu comme pour les divers plagiats je suis sur que j'oublie un paquet d'autres incohérences.

En résumé : Frontière(s) devait être le renouveau du film d'horreur à la Française, il n'est au final rien de plus qu'un gigantesque foutoir dans lequel sont jetés pèle-mêle des scènes pompés de classiques de l'épouvante enchainées à un rythme poussif par des acteurs qui ont bien du mal à rendre crédible leurs rôles indigents. A trop vouloir se prendre au sérieux on en devient ridicule. Bref, à ne pas voir même si vous êtes fan de ce genre de film (surtout si vous êtes fan en fait puisque tout ce qui est dans ce film a déjà été vu)
Note :









(2/10)
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jeudi 10 avril 2008
RE – Extinction : La critique pourrie
10 04 2008

Resident Evil – Extinction est le troisième opus du massacre cinématographique tiré de la célèbre série de jeux vidéo kifonpeur. Après un premier épisode honnête (j'avoue je l'ai « bien aimé » mais sans plus, j'en ai honte T_T), et un second absolument désastreux voici venu la conclusion de ce triptyque pourri qui, je l'espère, porte bien son nom et annonce l'extinction pure et simple de cette licence au cinéma.
RE – Extinction : La critique pourrieExtinction n'est pas l'histoire de valeureux pompier qui éteignent des feu mais d'une bande de gensses qui ont survécu à une infection zombifiante. Comme ils n'ont pas vraiment envie de brailler « braaaiiins » à longueur de journées ils décident de se barrer en Alaska pour échapper au virus et surtout pour manger des glaces. Dans leur périple ils sont aidés par Alice qui, en plus d'offrir des abonnements internet, possède un certain nombre de pouvoir psychique top mortels konsaypadouysortent. Et parce que juste des zombies ça serait pas drôle, Umbrella Corporation, la vilaine entreprise créatrice du virus, pourchasse Alice pour récupérer l'antivirus qui est dedans son corps.
La bande annonce est en anglais, ça la rend plus supportable et pas moins compréhensible oO
Ce film a une spécificité très particulière : son pitch est plus compliqué que son scénario. Histoire de vous spoiler toute l'histoire voici un schéma le résumant :

J'ai déjà vu des adaptations cinématographiques de jeux vidéo qui prennent beaucoup (trop) de liberté avec leur sujet de base mais RE – Extinction repousse le massacre de licence encore plus loin, dans des tréfonds jamais vus jusqu'à présent. Le film n'a pour ainsi dire rien à voir avec les jeux Resident Evil si ce n'est quelques noms et références bien connus de la série, pour le reste le réalisateur nous a fait un joyeux mélange qui laisse des grumeaux de sous-"Mad Max" saupoudré d'une pincée de "Land of the dead" (zombies) de "Les oiseaux" (pour les oiseaux oO) et d' "Alien 4" (pour les clones). Que l'on soit obligé de complètement brodé quand on adapte un FPS dont l'histoire tient sur la tranche d'une feuille de PQ je peux comprendre mais Resident Evil bénéficie d'une intrigue et d'une ambiance suffisamment bien ficelées pour n'avoir qu'a appliquer « à la lettre » le scénario des jeux sans avoir à partir dans des délires à la con. Enfin je suppose que le but de cette trilogie est d'énerver les fans, pari réussi dans ce cas !

Bon, je ne vais pas m'éterniser sur le scénario qui est de toute façon lamentable au possible, je vais plutôt vous parler des acteurs ! Enfin des acteurs, c'est un bien grand mot, je dirais qu'il s'agissait de passants embauchés de force sur le tournage tellement ils sont tous atrocement mauvais. Pendant tout le film on a l'impression de voir un concours du plus mauvais jeu d'acteur, du coup faire une revue de détail de chaque personnage est quasi infaisable, je vais me contenter de vous décrire les principaux, comme une grosse faignasse :
Il y a tout d'abord Milla Jovovich qui joue aussi mal que son nom est à coucher dehors et qui incarne Alice, la survivante génétiquement modifiée par Umbrella Corporation. Déjà très mauvaise dans les deux premiers films elle explore, dans ce troisième opus, de nouveaux horizons de non jeu. Bien qu'elle n'atteigne pas le niveau d'un Steven Seagal mono émotion, elle parvient à obtenir le score très honorable de DEUX émotions pour un film entier : Le vide et la colère (ce qui signifie pour elle froncer les sourcils), c'est beau à voir :

En fait je suis mauvaise langue, elle a une troisième émotion :

En plus de jouer comme un poulpe sous tranquillisant son rôle de « super guerrière trop invincible » n'arrange rien vu qu'elle passe tout son temps à se la péter « Je suis la plus forte tavuuu ! », la rendant détestable au possible. D'ailleurs Milla semble elle même être consciente de la vacuité de son rôle/interprétation vu qu'elle tente de compenser tout ça en étant habillé comme une prostipute post-apocalyptique avec des bas plus sexy que pratiques !
Tout de suite derrière Alice en terme de nullité vient Oded Fehr qui, ironie du sort, joue son amoureux transi ! Le plus troublant avec Oded, hormis le fait qu'il a un prénom très étrange, c'est qu'on a l'impression qu'il y met du sien, qu'il fait des efforts pour jouer « presque bien », malheureusement, le pauvre est affublé d'un visage aussi expressif qu'un chacal mort et ses tentatives pleines de bonne volonté échouent pitoyablement le rendant, au final, presque sympathique un peu comme un petit ornithorynque blessé.

Iain Glen, qui incarne le vilain Docteur pourchassant Alice probablement pour résilier son abonnement, est un monument de mauvais jeu tellement il est peu crédible en super méchant prêt à tout avec sa tête de gendre idéal. Heureusement, le scénario est là pour montrer à quel point il est vil en exploitant son air amorphe notamment dans cette scène :

Oh mon dieu il laisse mourir ses collèges et les regarde agoniser sans aucune réaction sur son visage !! Quel salaaaaaud !! En tout cas voilà une scène intelligente qui parvient à exploiter efficacement le non-jeu d'un acteur, bravo M. le scénariste.
Pour finir les acteurs voici mon gros coup de coeur : L'IA d'Umbrella Corporation !! Cette IA est incarnée par une petite gamine projetée en hologramme. Pourquoi je l'adore ? Parce qu'en plus de jouer aussi mal que le reste du casting elle bénéficie d'interventions sans intérêt et de phrases « chocs » qui ne veulent rien dire à base de « Je reroute le signal gamma ! » et autres « J'ai uploadé le réseau 36B dans ton cul ». Petit exemple :
3 phrases seulement et 12 mots alakon qui servent à rien, c'est impressionnant. Dommage qu'elle ait si peu d'interventions dans le genre :'(
Comme toujours avec le magnifique combo gagnant « Acteurs moisis et scénario pourri » vient s'ajouter la petite touche « d'incohérences ridicules » et autres « trucs bizarres mais drôles ». Comme Extinction en est blindé ras les amygdales voici une petite sélection du plusse meilleur avec même des extraits vidéos pour apprécier le désastre avec ses noeils :
- Lorsque le convoi est attaqué par un essaim de piafs zombies les survivants décident de se barrer (logique), malheureusement, une des voiture est ensablée et ne peut pas suivre le convoi (comme par hasard), les deux occupants décident donc de sortir et de courir rejoindre un autre véhicule et là, ils ont une réaction d'une grande intelligence que je vous laisse admirer :
Ils tirent en l'air oO !! Pour attirer l'attention des piafs alors qu'ils doivent passer discrétos il n'y a rien de mieux ! Bravo les champions. A noter que le mec de la scène a été mordu par un zombie, qu'il le sait mais qu'il ne le dira jamais à personne avant de se transformer enfin en zombie histoire de buter tout le convoi, c'est un sacré malin ! - Surement la plus belle incohérence de tout le film : Le container infini à zombies, je crois que l'extrait se passe de commentaires :
Et encore, il en sort d'autres après, c'est pas fini ^^ Cette scène vous donne aussi un aperçu du non-jeu de Milla Jovovich, elle fait vraiment bien la colère (ou la détermination, difficile à dire) - Alors qu'elle est attaquée par 3 zombies Milla Jovovich fait un saut alakon totalement inutile pour attaquer de dos les vilains mécréants. Sauf que cette gourdasse attend qu'ils se retournent oO Ouais, très utile banane !! (Attention scène un piti peu gore) :
Notez aussi l'utilisation des machettes alors qu'elle a au moins 15 flingues chargés à disposition ... Ah oui, aussi, cette scène se passe quelques secondes après la scène du container et il y en a encore qui en sortent oO - Il n'y a pas que le scénaristes et les acteurs qui font n'importe quoi dans ce film. Le réalisateur, qui semble n'avoir vraiment rien a secouer de son film, tente des effets de caméra bien pourris comme le célèbre « ralenti qui sert à rien » :
C'est bôôôô un hélicoptère qui s'envole :')
Quand on voit tout ça on se dit que le ratage de ce film c'est avant tout un travail d'équipe !

En conclusion : Extinction est l'apothéose de la nullité de la trilogie cinématographique Resident Evil ! Tout, des acteurs au scénario en passant par la réalisation est nul à chier et, comble du comble pour un film d'horreur : il fait rire et ennuie tout à la fois. Bref, à ne regarder que pour se marrer grassement entre potes (avoir un coup dans le nez aide beaucoup)
Note :









(1/10)
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