Critiquage de films - Nioutaik, le blog de l'inutile indispensable totalement... indispensable !
titre

zOMG !1 Il y a d'autres pages: 1 sur 2 - Page suivante

samedi 29 mars 2008

Taken : La critique pourrie


29 03 2008
Taken

Après des chefs d'oeuvre aussi sublimes que le Transporteur 1 & 2, Banlieue 13 et autres Hitman c'est avec une vraie impatience que j'attendais Taken, la nouvelle bouse sortie de chez Europa Corp, l'usine à films pourris made in Luc Besson. Et je dois dire que je suis loin d'être déçu par le résultat repoussant, comme vous allez le voir, les limites du film de merde, mon seul regret étant qu'il ne s'agisse pas d'une adaptation du jeu Tekken mais on ne peut pas tout avoir non plus !

Champignon Taken : La critique pourrie

Taken c'est l'histoire de Bryan qui, en plus d'être dans la cuisine, est un ancien agent secret Américain donc la fille se fait gauler par des salauds d'Albanais alors que celle-ci passe des vacances à Paris. Comme Bryan n'apprécie pas beaucoup qu'on lui chourrave sa gamine, qu'il n'aime très fort *grand comme ça*, et vu qu'il est au moins ceinture noir 18ème Dan de karaté, il décide d'aller apprendre la vie à tous les malandrins de France à coup de tartes dans leur tronche pour qu'ils lui rendent sa chiarde (Le tout avant la fin de ses RTT, il n'a pu poser que 4 jours comme l'explique l'affiche du film).


Production Europa Corp oblige, le scénario du film Taken tient sur la tranche d'une feuille de PQ (et encore il reste de la place) du coup vous venez de voir l'ensemble de l'intrigue dans la bande annonce, il n'y a absolument rien d'autre à espérer, pas de rebondissement, rien ! Si vous pensiez assister à une enquête/action un peu subtile et ingénieuse à la "Jason Bourne" vous allez être déçu tellement tous les indices que le héros chope pour suivre les traces de sa fille sont, soit téléphonés, soit si incongrus qu'il faut avoir le cul tellement bordé de nouilles qu'on pourrait nourrir l'ensemble des pays du tiers monde avec pour les voir ! Bon, je suis mauvaise langue puisque la plupart des films de « vengeance » ont un scénario indigent et je savais parfaitement à quoi m'en tenir en allant voir ce film. D'ailleurs, et c'est une première dans mes critiques, ce que j'attendais de Taken avant de le voir correspond parfaitement à ce que j'ai vu et ça c'est un très bon point :

Taken

En plus d'avoir un pitch digne d'un scénario de FPS, Taken pousse le vice jusqu'à avoir les dialogues les plus lamentables, affligeants et prévisibles que j'ai jamais vu au cinéma. Pour vous donner une idée du désastre le petit monologue de Liam Neeson dans la bande annonce est probablement la meilleure citation du film et on peut pas dire que ça explose 3 neurones à un ornithorynque déficient mental ! Le plus sublime exemple a lieu lors d'une scène ou le héros chope un vilain kidnappeur, c'est le premier sur lequel il parvient à mettre la main depuis le début du film, du coup, tout content, je braille « Ouais va y Liamounet, défonce le !!! » et là, miracle du dialogue pourri oblige, j'entends sortir des hauts parleurs « Si tu ne me dis pas où est ma fille je te défonce !!! » , il a bien fallu 2mn pour que mon cerveau enregistre l'information et pas loin de 10mn pour calmer mon fou rire hystérique : c'était beau, je venais d'entrer en connexion mentale avec le dialoguiste neuneu de Taken. Malheureusement, le film ne contient pas uniquement des dialogues ridicules qui font rire involontairement mais aussi certaines remarques des plus racistes qui font peur quant au message général qu'a voulu faire passer le scénariste. Ainsi, alors que notre héros est en pleine négociation avec un gang Albanais il leur sort un très flippant « Vous prenez notre tolérance pour de la faiblesse et vous en profitez pour l'exploiter » qui sent bon le discours extrémiste et sécuritaire par tous les pores, et ça, film d'action bourrin et stupide ou pas, c'est lamentable. Pour en rajouter toujours plus dans la connerie et respecter le bon gros cahier des charges Luc Besson, les flics du film sont tous de sales pourris copains comme cochons avec les kidnappeurs, il n'y en a absolument aucun à sauver. Remarquez, ça change un peu des flics qui sont incompétents ou qui ont juste l'air con de ses productions habituelles même si ça ne relève pas le niveau.

Taken

« Bon, mais si le scénario est moisi et les dialogues au diapason, les scènes d'action vont peut être sauver l'ensemble non ? » Et bien même pas ! Le nombre de scènes d'actions que contient le film est étonnement faible, alors qu'on pourrait s'attendre à du maravage de vils proxénètes non stop pendant 1h on se retrouve avec 2 courses poursuites, quelques fusillades et 3/4 bastons et même si certaines sont marrantes ou bien trouvées (enfin faut pas être trop regardant non plus) la plupart sont filmées façon « clip psychédélique sous acide » ce qui fait qu'on ne comprend strictement rien à ce qu'il se passe sous nos yeux. C'est ça d'avoir engagé un réalisateur atteint de Parkinson pour donner un style « jeune et branché » au film (d'ailleurs c'est la mode de filmer comme un pied ces derniers temps).

Taken

Du côté des acteurs c'est le désastre quasi total, le seul que l'on peut sauver est Liam Neeson plutôt convaincant en père en quête de vengeance. Malheureusement pour lui tout son rôle est plombé à la racine par des dialogues affligeants de ridicule et par un background complètement vide qui se limite à « Youpi je suis un ancien agent secret et je kiffe ma fille, lol ». Fort heureusement il ne parle quasiment pas mais à chaque fois qu'il ouvre la bouche vous pouvez être sur que ça va être du caviar de conneries. S'en est à se demander s'il a lu le scénario avant d'accepter de tourner ce film ? Ou alors Luc Besson tenait en otage son hamster, voir son poisson rouge, pour l'obliger à jouer, je ne vois pas d'autres explications possibles.

Taken

Le reste du casting est, quant à lui, complètement lamentable avec notamment Famke Janssen qui joue l'ex-femme du héros. Elle a du être payée uniquement pour que les producteurs puissent dire « ololoool regardez on a une bonnasse dans le film les amis !! » tellement elle ne sert à rien de tout le film. Elle est si inutile et peu présente que vous avez quasiment l'ensemble de ses apparitions résumées dans la bande annonce, c'est vous dire son importance capitale dans le développement de la non-intrigue.

Taken

Je garde le pire pour la fin avec Maggie Grace qui joue la fille du héros ! Aaah, Maggie Grace, elle jouait déjà extrêmement mal dans la série LOST mais là elle confirme totalement son non-talent et non-charisme complet. C'est bien simple, on doit la voir en tout et pour tout 15mn dans le film mais chaque seconde de ses interventions m'a empli d'une envie quasi incontrôlable de lui coller des tartes dans la tronche, à tel point que j'en étais presque à supporter les Albanais « Ouais !! Emmenez-la loin !! Trèèèès loin ! » . A sa décharge, il est difficile d'être très crédible quand on a 28 ans et qu'on surjoue le rôle d'une gamine de 17 ans à grand coup de gloussements, rires stupides et bonds hystériques.

Taken

Qui dit scénario bidon dit bien souvent incohérences énormissimes et dans ce domaine on peut dire que Taken nous gâte, un vrai festival :

  • Liam est un surhomme, au même titre qu'un Chuck Norris, il se prend quelques balles et plusieurs coups dans la gueule au cours du film mais ça ne semble jamais lui faire de mal, la classe.

  • La fille du héros est censé être américaine et ne pas savoir parler un seul mot de Français. Du coup, pour justifier son voyage en France elle sort « Simone a passé 2 mois en France et elle a appris à parler le Français, je pourrais faire pareil !!! » le tout dans un Français impeccable, doublage oblige !! Ce passage est absolument sublime d'ironie et montre à quel point les producteurs du films n'avaient strictement rien à secouer d'adapter leurs dialogues pour la France.

  • Je sais que l'informatique est souvent très mal représenté et irréaliste dans les films mais alors dans Taken on touche littéralement le fond. Pour trouver des indices sur sa fille, Liam Neeson analyse une photo retrouvée dans son téléphone portable et, miracle de la technologie bullshit, il parvient à zoomer sur un reflet et a améliorer la netteté de l'image ce qui lui permet d'identifier le visage d'un kidnappeur !!!111 OMG !!!1 Je savais pas que les portables prenaient des photos de 15 milliards de méga millions de pixels et intégraient tous un script d'amélioration d'image surpuissant que même la CIA en est jalouse ! Le plus ironique dans l'histoire c'est que le kidnappeur de la photo n'apprend strictement rien au héros rendant l'ensemble de la séquence inutile.

    Taken

  • Lorsque le héros est au téléphone avec sa fille il lui dit « Lorsqu'ils t'attraperont planque ton portable sous le lit et crie moi tous ce que tu peux reconnaitre sur tes ravisseurs pour m'aider à les retrouver », bon, jusque là c'est assez logique sauf que sa fille lui gueule « 1m80 !! Tatouage sur la main en forme d'étoile !! Bleuaueurg Pif paf pouf !! ». Je sais pas vous mais moi en pleine panique le premier truc qui me viendrait à l'esprit ça ne serait certainement pas de jauger la taille des mecs, déjà parce que c'est quasi impossible d'être précis (elle pouvait pas juste dire grand !!) mais aussi parce que ce n'est pas ce qui saute tout de suite aux yeux, je sais pas mais la couleur des yeux ou des cheveux c'est quand même plus flagrant et significatif ! En même temps je suis probablement un mauvais exemple parce que j'aurais surement braillé « Deux jambes !! Un nez !! Une bouche !! Bleuaueurg Pif paf pouf !! » et du coup je serais encore en train bosser au bois de Boulogne à l'heure qu'il est.

  • Un pote du héros, ancien commando comme lui, parvient à identifier l'accent des ravisseurs de la fille kidnappée : ils sont Albanais ! Jusque là rien de spécialement étonnant mais le plus beau vient tout de suite après : « C'est un accent Albanais du village de Trucmuche ! Même les russes osent pas aller là-bas tellement c'est hardcore !! » oO !! Le mec arrive à repérer un village rien qu'avec l'accent oO !!!11 La vache, c'est un peu comme si j'arrivais à dire qu'un mec habite Tripafouille sur Oise rien qu'en l'entendant déblatérer deux mots de Français, il y a pas à dire les Américains sont surpuissants.

  • A la fin du film Liam poursuit un bateau en longeant la Seine dans une voiture lancée à toute allure et à contre sens. La scène pourrait être intéressante si le bateau qu'il poursuit ne se trainait pas comme une grosse limace rendant la poursuite complètement surréaliste. Ainsi, quand la voiture a parcourue 5km le bateau a, lui, avancé de 200m, sachant que les deux véhicules ont démarrés du même point il y a comme un très léger problème de déformation du continuum espace temps !!

En plus de tout ça le film se fini de façon très abrupte prouvant, une fois de plus, que le scénariste se foutait bien complètement des personnages et que tout ça n'était qu'un prétexte à casser du gueux.

Taken

En résumé : Taken respecte parfaitement le cahier des charges des productions Besson avec un scénario qui tient sur la tranche d'une demi feuille de PQ, un sous message raciste des plus évident et une image de la police forcément corrompue et incompétente justifiant un héros qui se fait justice lui même. Malgré cet aspect des plus malsains, dont il faut bien être conscient, les conneries s'enchainent tellement vite et les dialogues 1er degrés sont tellement nazes que l'ensemble devient involontairement hilarant et plaisant à regarder. Bref, ce film est idéal à schtroumpfer sur internet pour se marrer entre potes, par contre n'allez surtout pas le voir au cinéma, financer la connerie saylemal !

Note : ChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignon (2/10)



Encore plus de critiques pourries de films qui ne le sont pas moins avec : 10 000, Jumper et 30 jours de nuit !

lundi 17 mars 2008

10 000 : La critique pourrie


17 03 2008
10 000

Avec un réalisateur comme Roland Emmerich aux commandes, capable du meilleur (Stargate) comme des plus immondes bouses à gros budget, l'avenir de 10 000 a été des plus indécis. Pourquoi "a été" ? Et bien parce que maintenant j'en suis sur : Roland n'avait pas encore touché le fond avec Independance « les américains c'est les meilleurs » Day, loin de là, le salaud devait conserver un marteau piqueur dans sa besace pour aller toujours plus profond !

Champignon 10 000 : La critique pourrie

10 000 c'est l'histoire d'une tribu d'hommes préhistoriques rastas qui chassent peinard des Mammouth jusqu'au jour ou des salauds d'égyptiens viennent piller leur petit village et enlever leurs gonzesses ! Et ça, les hommes préhistorique ils aiment pas qu'on leur pique leurs meufs, du coup ils envoient un petit groupe pour aller les récupérer et péter la gueule à ces salauds de constructeurs de pyramides au passage, histoire de leur apprendre les bonnes manière !!

Comme c'est toujours bien de mettre des images sur des mots voici la bande annonce qui met l'accent sur les effets spéciaux et non pas sur l'histoire je me demande bien pourquoi oO


Au vu de la bande annonce et du « pitch » je m'attendais secrètement à une sorte de mix entre "Braveheart" et "la guerre du feu", ou tout du moins à un film épique qui prend aux tripes et qui déchire la rétine, je me doute bien qu'il ne faut pas trop en demander à un blockbuster. Hélas, j'ai une fois de plus été trompé sur la marchandise. Pendant l'ensemble de la projection j'ai eu l'étrange sentiment que Roland Emmerich s'était lancé dans l'adaptation d'un scénario écrit par un gamin tellement il jette pèle mêle tout et n'importe quoi à l'écran, transformant du même coup son histoire, pourtant simple, en un marasme psychédélique hallucinant. D'ailleurs j'imagine bien le scénariste du film, Jean-Jean 5 ans : « On a qu'a dire que le héros c'est un homme préhistorique troooop fort qui chasse des groooos éléphants poilus ! Et même qu'il a une fiancée trooop jolie avec des yeux bleus mais que elle se fait prendre par des méchants et même, et même ! Et même qu'après il poursuit un méchant dans la jungle pleine d'oiseaux géééants et même que les méchants ils arrivent à s'échapper donc le monsieur préhistorique il doit les suivre et il se fait attaquer par un tigre mais il devient ami avec le tigre et du coup le tigre il l'aide à faire son armée et à attaquer les égyptiens qui sont méchants ! ». Si vous avez déjà entendu un gosse de 5 ans raconter une histoire ça devrait vous donner une idée de ce que ça peut donner sous forme de film

10 000

En plus d'être niais le film accumule un nombre absolument invraisemblable d'anachronismes et d'incohérences qui feraient passer Rambo pour un documentaire ! Alors oui je suis bien conscient que le film ne se veut pas réaliste du tout mais dans ce cas pourquoi l'appeler 10 000 BC (« Before Christ » Avant Jean Christophe) si le but n'est pas de l'inclure dans une trame historique ??? Remarquez je suis méchant dans la mesure ou la bande annonce ne trompe pas sur la marchandise, c'est déjà ça mais l'accumulation de n'importe quoi fini par être malgré tout assez pénible on se demande sans cesse qu'elle sera la grosse nazerie suivante « Bon on a déjà eu les autruches géantes de l'apocalypse, le tigre et ensuite ? ». Du coup je suis même déçu de ne pas avoir vu de T-Rex, tant qu'à y aller dans la connerie autant y aller à fond non ?

10 000

Les dialogues du film ne sont pas en reste question niaiserie notamment avec l'extraordinaire « Ne me mange pas quand je te sauve la vie ! » que le héros adresse au Tigre à dent de sabre qu'il libère de dessous un arbre, pour un peu je m'attendais presque à voir le fauve lui faire un clin d'œil pour lui dire « Ok, no problemo man je suis cool ! ». Le must reste tout de même les rares échanges entre le héros et sa dulcinée, en particulier ce superbe passage :

  • Héros : Tu vois cette lumière [En pointant une étoile du doigt]

  • Héroine : Celle là ?

  • Héros : Elle ne bouge pas dans le ciel contrairement à toutes les autres ! Cette lumière est comme toi, dans mon cœur, [SUSPENSE !!!!!], elle ne partira jamais ! [Wouhou, on s'y attendais pas du tout, quel lover cet homme des cavernes]

  • Héroine : Elle ne partira jamais ? [Je suppose qu'elle redemande pour que le public puisse apprécier pleinement ce dialogue de haute volée]

  • Héros : Non, jamais.

Musique ! Larmes ! Le public est conquis ! (Ah ah)
Remarquez je suis très mauvaise langue une fois de plus, si ça se trouve le but était de retranscrire les capacités intellectuelles limités des hommes préhistoriques, dans ce cas c'est une franche réussite je suis bluffé ! Malheureusement, face à une telle niaiserie il est difficile de ressentir une quelconque empathie envers ce héros qui part sauver sa belle, elle peut bien crever tout le monde fini par s'en secouer la nouille.

10 000

Un autre gros défaut du film est une très mauvaise gestion de la distance et du temps. On a ainsi le héros qui passe des montagnes enneigées à la jungle luxuriante sans aucune transition, même chose pour le passage jungle / désert. Alors que le film devrait nous donner la sensation d'un très long et difficile voyage on a l'impression que les protagonistes se baladent dans un Disneyland du passé « Hop 200m c'est Village-préhistorique-land ! Hop 300m plus loin c'est Jungle-land... » et du coup tout le souffle épique retombe comme un château de sable sous les coups de pieds vengeurs d'un gamin hystérique ! Le réalisateur pousse même le vice jusqu'à faire dire à un de ses personnages que le désert ou se planque les égyptiens est « trèèèèès loin » ce qui ne les empêchera pas de voyager avec juste leur bite et leur couteau comme s'ils étaient en balade au bois de Boulogne et non pas dans un périple de plusieurs centaines de kilomètres.

10 000

Qui dit film niais dit aussi acteurs niais et là pour le coup on peut dire qu'on est drôlement bien servit avec en chef de fil le héros, D'leh, joué par le très mauvais Steven Strait qui, après son seul autre film « Le pacte du sang », confirme qu'il est du même niveau qu'un Hayden Christensen quand il s'agit de jouer comme un pied, la filmographie en moins. Le voir trimballer son air crétin et vide pendant tout le film suffit à détruire les quelques restes d'empathie pour lui que le scénario n'a pas fini de détruire :

10 000

Malgré le très bon niveau navet de Steven Strait le prix de l'acteur le plus mauvais du film revient à une actrice, Camilla Belle qui joue le rôle d'Evolet la chère et tendre de D'leh qui se fait gauler par les égyptiens. C'est bien simple on a l'impression qu'elle est sous morphine pendant l'ensemble du film tellement son visage est amorphe, à croire que le réalisateur a oublié de lui dire qu'il ne la prenait pas en photo et que dans un film les gens sont censés bouger ! Bonus spécial avec ses lentilles de contact bleus hyper pas crédibles qui la font ressembler à un extraterrestre, à croire qu'il y a une pénurie d'actrices aux yeux bleus à Hollywood.

10 000

Je vous passe le détail complet des mauvais acteurs du film, c'est bien simple il n'y en a à peu près aucun de bon et le seul « valable » (le méchant « dieu » égyptien ) n'apparait en tout et pour tout que 5mn dans tout le film et avec un voile sur la tronche alors c'est pas lui qui pouvait espérer relever le niveau.

Pour finir voici une petite revus de détail des plus grosses incohérences du film hors anachronismes, vous allez voir il y a de quoi faire :

  • Aucun des hommes préhistorique du film n'a l'air de souvent se laver les cheveux, voir de se laver tout court, et pourtant ils ont tous des dents blanches éclatantes. C'est vrai, les caries c'est pas très héroïque contrairement aux cheveux gras.

  • A un moment, un des hommes préhistorique se fait méchamment blesser à tel point que le héros est obligé de le trainer sur une civière de fortune. Au moment de monter le camps pour la nuit ce dernier part chercher de quoi manger, à son retour il retrouve le blessé, qui était à moitié inconscient jusque là, debout et en pleine forme paré pour continuer l'aventure. Pour seule explication on a le droit à un « Je croyais que tu étais mort !! » ce à quoi le rescapé répond « Ne te fais pas de soucis pour moi » et c'est tout ! Wahou j'ai pas du tout l'impression d'avoir été pris pour un con.

  • Le héros arrive à pister le groupe d'égyptien grâce à des bouts de collier que laisse tomber sa chériiiie, au vu de la taille des morceaux je me demande encore comment il fait pour les repérer dans la neige et comment il fait pour avoir le cul assez bordé de nouilles pour passer pile dessus en voyageant au hasard.

  • Les mamouths avec une énorme fourrure au beau milieu du désert ! Que l'on se trompe d'époque d'accord mais de lieux bon sang !! Un mammouth dans le désert ça fait pas 20m avant de crever.

Si en plus de tout ça je vous dit que le film fini par le pire Happy End que j'ai vu depuis longtemps , que les rares scènes d'actions sont quasi toutes dans la bande annonce et que certains effets spéciaux laissent à désirer j'espère que vous comprendrez que j'ai trouvé ce film absolument lamentable.

En résumé : 10 000 est un film fondamentalement niais qui n'arrive à aucun moment à donner un souffle épique à son récit. Que ce soit les dialogues creux ou les acteurs insipides on s'ennuie ferme et ce ne sont pas les scènes d'actions qui risquent de sauver l'ensemble tellement celle-ci sont rares et bien souvent bâclés (la grande bataille finale n'a de grande que le nom). Reste de très beaux paysages mais à ce tarif là autant acheter une 10ène de cartes postales.

Note : ChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignon (1/10)



J'espère que cette critique n'est pas trop « brouillonne » il y a tellement de choses à en dire que j'ai peur de m'être un peu beaucoup paumé en route ^^
zOMG !1 Il y a d'autres pages: 1 sur 2 - Page suivante