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jeudi 11 novembre 2010

Comment réaliser une adaptation bien merdique à la sauce Hollywood


11 11 2010
Adaptation pourrie

Alors comme ça tu veux te lancer dans le cinéma jeune galopin (je parle au figuré bien entendu, si tu as envie de te suicider en te catapultant sur un studio vas plutôt sur lavieCtr0durlol.skyrock.com) ? Toutes ces paillettes, ce strass, ces grosses filles et ces berlines faciles te font rêver et tu aimerais bien amasser un ou deux kerviel d’ici tes 50 ans pour ne pas avoir l’impression d’avoir raté ta vie ? Comme je te comprend ! Seul problème, tu es aussi doué pour l’écriture de scénarios qu’un manchot tétraplégique à moufles est balaise aux mikados et ton nom n’est pas assez vendeur pour pouvoir autofinancer tes testicules de platine en le placardant simplement en gros sur des affiches de films ! C’est terrible, je sais et, si je n’étais pas le seul être humain lyophilisé de la terre, je verserais surement une larme. Heureusement pour toi, il existe une solution sur mesure : les adaptations à la sauce Hollywoodienne.

Twilight fan
A toi les groupies !!

Qu’il s’agisse de livres, de bandes dessinées, voir plus à la mode, de jeux vidéos, les adaptations sont ce qu’il y a de mieux pour faire des films qui rapportent sans trop se casser les glaouis. Mais attention, si en lisant les lignes précédentes ta première pensée a été "génial, j’adorerais trop adapter Winnie l’ourson dans la vallée magique du miel enchanté niais" tu viens de commettre deux erreurs ! La première est d’avoir avoué aimer Winnie l’ourson passé l’âge de 2 ans ce qui mérite un viol de ton cadavre par un troupeau de lémuriens imprégnés de l’âme de fritzel, la seconde est de vouloir adapter un univers que tu aimes et que tu connais bien ! Houlalalala malheureux, oublies tout de suite cette idée saugrenue car, vouloir faire une adaptation fidèle et respectueuse à Hollywood c’est comme avoir une diarrhée alors qu’on a un bouchon dans le fion : tu auras beau faire un maximum d’efforts pour sortir quelque chose de correct, le résultat sera toujours aussi immonde. Épargnes toi bien des déceptions en t’attaquant plutôt à un univers que tu ne connais absolument pas voir que tu détestes histoire d’être sûr de le déféquer sans remords notez la magnifique métaphore filée scatophile que nos amis poètes apprécierons à sa juste valeur. Tu vas voir, si tu respectes scrupuleusement chaque étape de mon beau tutorial, nul besoin d’y connaître quelque chose pour réussir ton adaptation pourrie.



Champignon Quel univers pourrir ?

Le choix est vaste, il y a énormément de livres/bd/jeux à massacrer et tu ne peux pas être partout à la fois. Voici donc quatre techniques simples pour t’aider à prendre ta décision:

  • Le Yes-man : Au lieu de fatiguer ton précieux neurone, laisse les exécutifs de ta maison de production décider à ta place. Mais attention, il ne faut pas accepter n’importe quoi non plus, tu as ta fierté, la règle est de dire oui uniquement pour les adaptations dont le nom sonne comme une insulte bosniaque à tes oreilles, cela voudra dire que tu n’y connais rien et que tu es donc l’homme de la situation. Lorsque ce genre de cas se présente, fais comme suit :

    1. Lève la tête en direction du plafond
    2. Baisse la tête vers le sol
    3. Profit !

  • Haters

  • Le viol d’enfance : Pour cette technique il faut voir ton futur film comme un outil de vengeance. Puise dans tes souvenirs, remémore toi les vilains qui n’ont rien fait que de t’embêter quand tu étais à l’école en te balançant du "Ta laideur c’est de naissance ou t’as éternué trop près d’un mur en crépis ? Mouahahahahaha", insultes auxquelles tu répondais lorsqu’ils étaient trop loin pour t’entendre "s'toi le crépis !". Qu’aimaient ces jeunes chenapans ? De quels livres, bds, jeux parlaient t'ils avec des trémolos dans la voix ? Lorsque tu auras trouvé, tu tiendras ton adaptation, maintenant visualise bien la flamme passionnée qu’ils avaient au fond du regard lorsqu’ils en parlaient car, à partir de maintenant, ton unique but sera de l’éteindre et si possible en pissant dessus. Oui, c’est vulgaire, mais le monde du cinéma est un monde sauvage alors ne commences pas à chouiner, ça te fait une tête de pokémon.

  • Toy story fear

  • Le défi : Cette astuce consiste à ne choisir que des adaptations d’univers/bd/jeux totalement inadaptables ou "cinématographiquement inintéressant" pour être sûr et certain de les foirer. Comment repérer un univers inadaptable ? Facile, ils rentrent dans une ou plusieurs de ces catégories :

    1. Les personnages ont un physique totalement improbable, quasi impossible à reproduire de façon satisfaisante en "vrai" (DragololgelZ) surtout lorsque l’on a aucun talent (ce qui est ton cas, ne commences pas à faire ta marionnette).

    2. Les jeux vidéo avec un pitch qui tient à l’aise sur la tranche d’une feuille de PQ simple épaisseur de chez Leader Price (PQ se prétendant 100% naturel vu que même en empilant 15 couches on finit avec les doigts, enfin je m’égare). Comme tu n’as quasiment aucun support ni aucun univers bien défini, tu es sûr de faire n’importe quoi, c’est parfait. En plus, comme ça, quand on viendra dire que ton film est vide avec un scénario inexistant tu pourras prétendre que tu voulais être fidèle à l’œuvre. Ne te moques pas, ce genre d’adaptation est très très recherchée, ce n’est pas pour rien que pas moins de quatre gros studios de cinéma se sont battus pour acheter les droits du jeu "asteroids", oui, le jeu préhistorique tout laid en noir et blanc (ou vert et blanc selon la pourriture de l’écran) dont le seul scénario est de casser des astéroïdes en plein de petits morceaux. J’espère qu’ils en feront une trilogie, ça serait bête de survoler la complexité d’un tel univers !!!1

    3. A l’inverse, bd/livre/jeu possédant un univers extrêmement complexe, dense et qui aborde de nombreux aspects philosophiques avec finesse, le genre d’œuvre qui, même avec un cinéaste talentueux et un film de 12h, ne peut être exploré complètement. Voir carrément des œuvres non adaptable visuellement comme des histoires se passant entièrement dans la tête de quelqu’un avec 0 action.

  • Asteroids

  • Le mouton : Si tu n’es pas animé par la vengeance, le défi ou la paresse, le meilleur moyen de tartiner tes testicules de diamant avec du caviar est d’adapter un livre/jeu/bd à succès. Choisis uniquement en fonction de la mode en faisant par exemple péter un film sur Justin "OMG je vois plus rien, omagad, peigne, peigne !!" Bieber, voir un "Wii sport ze mouvi" et autres "Bob l’éponge live" ! Alors oui, ce genre de licence va te coûter 10 000 reins de somaliens (ou 1 rein de patron du cac 40) mais ne t’inquiète pas, ce n’est pas comme si tu allais avoir besoin de beaucoup de sous pour réaliser ta bouse.

Maintenant que tu as choisi ta victime, il s’agit de la préparer pour le grand écran.



Champignon Le scénario

La règle absolue pour réussir le scénario de ton adaptation pourrie est simple : Ne lis/regarde/joues surtout pas à l’œuvre que tu adaptes, JAMAIS ! Tu dois garder l’esprit vierge et pur pour ne pas être influencé et ainsi laisser s’exprimer ton art sans carcan !

Bien sûr, comme ton film doit quand même ressembler très vaguement à l’œuvre que tu adaptes, ne serait ce que pour faire illusion le temps de donner de faux espoirs aux fans (je te rappelle que leur souffrance est une forme de gratification, rien n’est plus beau qu’un rêve brisé), tu vas devoir t’offrir les services d’experts reconnus. N’aie pas peur, malgré ce terme pompeux, un expert reconnu n’est rien d’autre qu’une personne ayant vaguement feuilleté le livre, regardé trois épisode du coin de l’œil d’un dessin animé voir joué 3mn au jeu que tu adaptes. D’ailleurs, tu n’as même pas besoin d’une personne aussi qualifiée, demande à n’importe quel glandu de ton équipe d’aller dans le supermarché le plus proche lire le pitch au dos du bouquin/jaquette et de t’en faire un résumé, et hop, te voilà paré, tu as la trame de l’intrigue !

Adaptation pourrie
Chope des jaquettes chinoises pour encore plus d'efficacité !

Maintenant que tu as la substantifique moelle de ton adaptation, ton scénario va devoir respecter plusieurs règles indispensables pour espérer recevoir le feu vert de ton studio :

  • Quel que soit le "genre" de l’univers que tu adaptes, tu dois y ajouter plusieurs milliers d'explosions à la seconde, des boumboum pan pan t’es mort à la pelle et expurger le tout de toute portée philosophique. Cette règle est d’autant plus vraie si tu adaptes un jeux vidéo. Après tout, ces simulateurs de meurtre pour adulescents dégénérés n’ont pas la finesse ni l’ambiance nécessaire pour en faire autre chose. Un bon exemple de l’application de cette règle est le film Alone in the Dark, qui a réussi a transformer le rythme soit disant lent et angoissant du jeu (mais un vrai esthète tel que toi sait que, comparé à Modern Warfare 2, il s’agit juste d’un jeu mou et chiant, on ne peut même pas dézinguer les fantômes au M16) en un film d’action sous acide avec monstre en 3D didjitale raté. Du pur génie.

    Alone in the dark - tara reid

  • Dès l’instant ou l’univers que tu adaptes contient plus de deux personnages, tu dois absolument leur donner envie de se buttsexer avant la fin du film. N’hésite pas à ajouter plein de scènes mielleuses pour bien insister sur cette magnifique histoire d’amûûûr quand bien même celle-ci n’est jamais développée dans le support d’origine. L’avantage est double, cela te permettra de caler du plan nichon (j’y reviendrais) et de préparer le terrain pour un happy end !

  • Tout le monde se fiche pas mal de savoir qu’un personnage de manga est niakoué alors tu vas me faire le plaisir de rendre américain tout le monde (sauf les méchants qui peuvent devenir russe, voir chinois pour suivre la mode ou encore Français en cas d’aristocrate fourbe). Même chose pour l’univers, si je vois le moindre bled avec un nom à voyager en charter ça va gueuler, fais comme la future adaptation d’Akira et transforme moi tous ces Neo-tokyo qui puent du nem par du bon gros Neo-Washington. L’idéal restant de carrément transposer un univers "fantastique" dans notre réalité aux USA d’Amérique, comme a si bien su le faire DragonBall : Evolution. En plus, en faisant ça, tu fera des économies niveau effet spéciaux, imagination et budget. Faudrait pas non plus que tout ça te coute un rein, tu dois penser à payer le cheptel de coke et les rails de prostiputes pour tes acteurs.

    Le dernier samourai
    Si ce film à réussi à coller un rejeton de Xenu, tu peux le faire !!

  • Quand c’est possible, pour un méga bonus de la mort, fais intervenir l’armée américaine en montrant bien à quelle point elle est surpuissante. Lâche toi dans le patriotisme à outrance, il faut que chaque balle de M16 soit un "fuck yeah américa" hurlé au public, que chaque tir de bazooka sonne comme le bruit de couilles gigantesques que l’on pose sur la table, bref, il faut que ton film ait cette inimitable odeur de testostérone et de propagande. Pourquoi crois tu que Transformers a eu un tel succès petit polisson ?

  • Tu dois ajouter une happy end, c’est une obligation absolue. Heureusement pour toi, comme à Hollywood c’est des gros ouf qui n’ont pas peur de la transgression, il est tout à fait autorisé de faire des happy end un peu moins happy que les happy end standard à base de héros qui sauve le monde et se tape la biâtch de service. Voici une liste non exhaustive de tes possibilités :

    Échelle happy end

    Une telle variété, cela peut être intimidant mais, au moins, tu es sûr de trouver la happy end qui correspond le mieux à ton adaptation. Par contre, je te préviens, ne commence pas à me sortir des excuses bidons comme quoi "le bouquin/livre/jeu sur lequel je me base fini mal, j’ai pas le choix", sous peine de te prendre des tartes dans le pif ! Tu ne me lis pas ou quoi mécréant ! C’est pour t’éviter ce genre de dilemme que je t’ai interdit de te renseigner et quand bien même, une fin triste cela n’a jamais arrêté les vrais génie de l’adaptation en mousse ! Tiens, prends par exemple l’adaptation du bouquin "Je suis une légende" :

    [spoiler alerte] Dans le livre : Robert Neville, le héros, est le seul homme vivant sur terre à ne pas avoir été transformé en vampire par un méchant virus. Pour occuper ses journée, le brave Robert exploite la vulnérabilité à la lumière des vampires pour en tabasser un maximum. Malheureusement, les montres sanguinaires qu'il bouillave ne sont pas aussi monstrueux qu'il le pense, ils ont même commencé à donner naissance à une nouvelle forme d’humanité et elle n’est pas très contente qu’on lui savate la truffe quand elle est sans défense ("omg haxx !!"). Parvenant finalement à le capturer, la société des vampires condamne à mort Robert pour le punir de ses crimes ET pour permettre à la "nouvelle humanité" de démarrer sur des bases vierges, le faisant ainsi entrer dans la légende comme une sorte de croque-mitaine. En résumé, c'est un récit triste et cérébral avec en plus des références au Darwinisme ce qui risque de perturber ton public de gros demeurés (si tu en doutes, rappelle toi que certains d’entre eux regardent Secret Story à la télé "pk c tro lol ils son tro baites !" sans se rendre compte que ce sont eux les dindons de la farce), il faut expurger tout ça. C’est là qu’intervient Hollywood et sa happy end qui se paie le luxe d’éliminer l’ensemble du message du livre, du pur génie.

    Adaptation pourrie

    Dans le film, le héros n’est pas le seul humain sur terre puisqu’il fini par rencontrer une femme et son mioche. Puis, moins de 15 mn avant le générique de fin, il trouve un antidote au virus, il se sacrifie pour sauver la madame qui ira bien gentiment avec sa voiture dans un camp mormon plein de survivants qui vivront heureux et auront beaucoup d’enfants. Cerise sur le gâteau, on a droit à du mysticisme à deux balles sur dieu et les vampires du livre semblent entre temps être devenus des zombies décérébrés. Total WIN ![/spoiler]

Comme tu vois, la seule frontière est ta volonté de destruction !

Enfin, dernier point important, tu dois intégrer un maximum de personnages pour être bien sûr de ne pas avoir le temps de développer l’histoire de chacun. L’avantage est double, d’un côté tu te forges un alibi en prétendant faire du fan service ("mais je voulais vous faire plaisir T_T") et de l’autre ton adaptation n’a même pas besoin de vraie intrigue, tu te contentes de présenter à la chaine chaque personnage furtivement "salut j’ai vu de la lumière". Moins l’enchainement est naturel, mieux c’est. Cette astuce est garantie, c’est elle qui a permis de produire les chef d’œuvre que sont Street Fighter le film, X-Men 3 ("bon, les mecs, ils nous reste quoi comme débile en spandex à caser là ? C’est le moment ou jamais j’ai prévu une pure bataille de ouf on va pouvoir faire une bouillabaisse de super-héros") ou encore le premier Astérix & Obélix. D’ailleurs, cocorico, c’est la France qui a fait évoluer cette technique dans de nouvelles profondeurs de nullité avec Astérix aux jeux olympiques. L’innovation ? Coupler la galerie de personnages avec une galerie d’acteurs "hype" qui jouent leur propre "rôle" pour un double effet chiatique "ololol, il y a Alain Delain qui joue César en faisant son Alain Delon". Mais bon, si tu as ne serait ce qu’une once de compassion pour ton public, tu n’as pas à aller aussi loin.

Avec tous ces éléments en tête, tu n’as plus qu’à griffonner ton scénario sur un coin de table avant de t’attaquer au casting.



Champignon Le casting

Tu connais le jeu des 7 erreurs ? Oui ? Et bien ajoutes-y un bon gros facteur 1000 et hop, tu as ton casting ! Je vois à ton regard bovin digne d’un Steven Seagal des grands jours, que tu n’a rien compris alors détaillons :

  • Le physique : Très simple, si tu n’as pas envie de te fatiguer tu prends les premiers acteurs vaguement connus qui veulent bien jouer dans ton film (n’hésite pas à leur dire que Delarue est ton fournisseur pour les convaincre) et tu leur donne un rôle au pif (pif/drogue/delarue/lol). L’ennui c’est que tu risques par inadvertance d’obtenir un casting qui colle bien à ton adaptation et ça, tu ne veux surtout pas que ça arrive. Dans ce cas tu inverses tout ! Si le héros doit être grand, chevelu, avec une musculature saillante qui palpite d’un désir brûlant alors que son corps se frotte sans pudeur au cor.., hum je m’égare, et bien tu prends un jeune rachitique (Sangoku dans Dragonball Evolution) ! Tu as besoin d’un jeune, tu prends un vieux ! Un héros agile et fin ? Jean-Jacques Stéroides de la salle de sport du coin fera l’affaire ! Etc, etc, seule la mauvaise foi est ta limite.

    Kratos dominique pinon

  • La personnalité : Même concept mais en encore plus sournois puisque ça ne se voit pas sur la bande annonce. Les fans veulent un bourrin qui n’hésite jamais ? Hop, fais en un gros émo pacifiste "les moustiques aussi ont une ââââaâme, si tu le touches je retourne écouter tokyo hotel à ma maison !!" ! Les fans veulent une femme forte qui ne se laisse pas baver sur les rouleaux ? Et une princesse handicapé du bulbe à sauver, une ! Un héros qui mise autant sur son bagou et son humour que sur sa maitrise du combat pour roxxer ? Bâillonne le (Deadpool dans Wolverine Origins, une merveille) !

    Deadpool

    La seule personnalité sur laquelle tu n’as aucun contrôle est celle de ton méchant de service. Quel qu’il soit, il doit être surjoué à mort en tapant dans le cliché alors, tu es gentil, tu lui fais lâcher du rire sadique à chaque fois qu’il viole un chiot orphelin mort, tu le montre en train de matter 2012 avec des petits cancéreux en phase terminale "Stressez pas les mioches, vous ne serez pas la pour voir la fin du monde de toute façon ! Mouhahahahaha" et tu lui fais bien exposer son plan supradiabolique au premier pékin venu dès qu’il en a l’occasion.

  • Le costume : c’est le seul truc à vaguement respecter. Sachant que tu as saccagé ton casting il faut quand même que les fans aient un point de repère leur permettant de faire le deuil de leur personnage préféré. Penses tout de même à ajouter deux trois détails foireux pour exaspérer les costumes-nazis qui viendront voir ton film "Nan mais Iron Man c’est n’importe quoi ! Le boulon 37B sur l’avant bras gauche est censé être hexagonal, pas fendu bande de plow ! Même mon séquoia sait ça !!". Enfin, là encore, cette règle a une exception : les super héros. Comme le costume d’un super héros fait en quelque sorte partie de sa personnalité, tu es obligé de ne pas le respecter ! La mode étant à la kikoodarkification tu n’as qu’à transformer les couleurs chatoyantes des super héros en cuir moulant noir. Si au passage tu pouvais dire à Superman et Batman de rentrer leur slip, l’humanité te remercierait.

    Kikoo Darkification



Champignon Le tournage

Une fois que tu as ton approvisionnement en farine qui rend speed et en femmes de petite vertu, tu as fait 90% du boulot. Pour les 10% restant, tu n’as qu’à filmer ta bouse en exploitant tous les gimmicks des réalisateurs à la mode, ça devrait faire illusion :

  • La technique Haïtienne, aussi appelé "Shacky cam" par ceux qui veulent se la péter, est une technique qui consiste à faire "bouger l’image" pour donner un style "vidéo amateur". A la base, cette astuce cinématographique est censé renforcé le réalisme d’un film (Il faut sauver le soldat ryan) ou donner le mal de mer (Cloverfield) mais, vu que tout le monde l’utilise pour tout et surtout n’importe quoi, toi tu vas t’en servir pour camoufler la misère de tes scènes de combat de paralytiques et faire des économies de tournage. Bah oui, pourquoi te faire chier à acheter une caméra de la mort avec stabilisateurs ultra perfectionnés si c’est pour la filer à un parkinsonien ? Achète toi directement une caméra numérique pourrie chez le chinois du coin et aller hop, on y va, en route pour le vomi tatatatata BANGA !

    hold f11

  • La technique documentaire, est un dérivé de la shaky cam. Apparemment, agiter la caméra comme un goliot ne suffit plus pour faire réaliste, maintenant les spectateurs veulent voir tous les défauts que des générations de cinéastes et de techniciens se sont acharnés à gommer : reflet du soleil, poussière, taches de sang qui éclaboussent la lentille, gros manchot qui a oublié de virer le cache de la caméra, etc etc ! Comme ton budget coke a attaqué ton pactole de départ, pas besoin d’ajouter ces défauts digitalement en post production, filmes juste en contre-jour, engages un préposé au "lançage de poussière sur caméra" et tu auras le rendu souhaité !

Ce n’est pas le tout de filmer avec le soleil dans la tronche et assis sur une machine à laver en mode essorage, il y a un élément que tu ne dois surtout pas oublier : le sexe.


Même pas besoin d'être subtil !

Je te rappelles que, pour Hollywood, les amateurs de jeux vidéos/comics/dessin animés, sont tous des psychopathes frustrés du zizi (en réalité ce son juste des esthètes intégristes qui n’acceptent chez une femme rien d’autre que la perfection, comme le prouve leurs commentaires chaque fois que quelqu’un publie une photo de top model), il faut donc les appâter en balançant de la full frontal nudity !

Miranda kerr boudin

Attention ! Dans le cas ou tu adaptes un dessin animé ou une bd, tu n’auras pas le droit de mettre de plan nichon car Hollywood est persuadé qu’il s’agit de trucs pour mioches, leur censure est donc très stricte.

Les dessins animés c'est pour les enfants

Heureusement, une astuce de fourbe existe pour contourner tous ces pisse-froid qui veulent brider ton art : le plan bonnasse ! Il s’agit d'une version édulcoré du plan nichon popularisé par Michel Baie dans Transformers avec Megan Fox. L’idée, simple, est de filmer le corps d’une actrice pendant de longues minutes au ralentis en y ajoutant trois tonnes de sous entendus sexuels qui feraient rougir de jalousie un publicitaire "ohlalala j’ai fait tombé mon stylo, je dois me pencher croupe en avant pour le ramasser", "Mon dieu, cette combinaison spatiale intégrale est trop serré, je dois ouvrir son décolleté" et autres "Mais que m’arrive-t’il, je réfléchis beaucoup plus vite quand je suce un stylo". Effet garanti, à toi les salles remplis de prépubaires la main agrippée à l’entrejambe !

Pas comme ça
Pas comme ça !

Et maintenant, la touche finale !



Champignon La post-production

Je vais t’épargner les conseils de montage, si tu as bien suivi le concept de shaky cam tu as compris qu’il faut rendre tout ça épileptique et clipesque pour être à la mode. Passons plutôt aux ajouts obligatoires :

  • Les effets spéciaux didjitaul. Tu dois en placer partout, tout le temps et surtout quand ils peuvent être remplacé par des costumes ou des maquettes plus convaincantes. Bien sur, comme tu n’as plus beaucoup d’argent tu vas devoir économiser sur le nombre de polygones pour y parvenir mais, hé, tu t’en tapes, ça donne un côté jeux-vidéo/cartoon très fidèle à l’œuvre que tu adaptes !

  • Les filtres de couleur. Depuis que les réalisateurs de film ont découvert l’option "pot de peinture" de photoshop, ils ne peuvent plus s’empêcher de coller des filtres moche partout. Quand il s’agissait de mettre un filtre sépia pour faire plus "archive" comme dans le soldat Ryan c’était une super idée mais maintenant ils en colle dans tout et n’importe quoi avec la délicatesse d’un éléphant armée d’une ceinture d’explosifs dans un magasin de porcelaine ! Matrix, hop du vert caca d’oie ! Les experts, hop 3 couleurs différentes dès fois que les mongoliens de téléspectateurs confondent les spinnof ! Saw, vive le bleu, ça fait ressortir la bidoche !

    Filtres couleur
    Matrix 2 & Undeworld 3 : respectivement le film le plus vert et le plus bleu de tous les temps !

    Bref, utilisé à outrance les filtres sont à chier et tu DOIS donc en ajouter à ton film. Par contre, comme tu es un ouf, fais l’amour aux conventions en faisant péter le rose fushia, s’agirait pas d’être moins pourri que tes concurrents !

  • Les ralentis : comme ton scénario tient sur une feuille de PQ, tu vas en abuser pour que ta bouse dure 1h30 (par exemple, le film 300 sans ralentis dure 20mn). Colle en absolument partout, même quand ça ne sert à rien.


    Abdoul Yve Akim flyyyyy !!

    N’oublies pas également d’ajouter les derniers ralentis à la mode : les ralentis-accéléré. Tu ralentis le temps avant que quelqu’un donne un coup puis tu accélères à fond pour bien montrer la badasserie du choc. Tu verras, couplé à la caméra qui tremble le résultat sera infect. Si tu n’as pas les moyens de te payer une caméra qui filme à 90 images/seconde pour faire de beau ralentis, tu peux la faire à la Uwe Boll en demandant à tes acteurs d’aller moins vite voir en badigeonnant leurs habits d’amidon.

  • Star Wars 3D

  • La 3D : C’est la toute dernière tendance ! Mais attention, pour être parfaitement foirée, tu ne dois surtout pas tourner ton film avec une caméra 3D, la magie doit s’opérer en post-production uniquement ! Pourquoi ? Mais parce que comme ça, le simili filtre 3D que tu vas rajouter à la truelle par dessus ta bouse aura forcément un rendu infâme, les perspectives seront foirées et le tout ressemblera à un bas relief chié par un pigeon ! Pour une réussite totale, n'augmente SURTOUT PAS la luminosité de ton film pour compenser l’opacité des lunettes 3D, comme ça tes spectateurs auront l’impression de regarder l’écran au travers d’une tranche de lard.

Et voilà ! C’est prêt ! A toi la gloire et la haine !



Champignon Prêt-à-foirer

Si tu manques d’inspiration pour ta future daube, fais toi plaisir en piochant dans les quelques idées ci-dessous. De rien.

Shadow of the Colossus

Shadow of the colossus : Les Etats-Unis sont attaqués par 16 monstres géants, les colosses. L’humanité est au bord de la destruction et son seul espoir repose entre les mains du colonel John "Wander" Croft (incarné par Vin Diesel), soldat d’élite, fruit des manipulations génétique entre un marine et un yamakazi. Parviendra-t’il à tous nous sauver ?

Les schtroumpfs

Les schtroumpfs : Découvrez le quotidien truculent du village des schtroumpfs avec Kad Merad dans le rôle du grand chef, Gérard Depardieu en schtroumpfette (cet homme est un génie, il peut tout jouer ma bonne dame) et une ribambelle de comiques français qui vont se contenter de copier-coller leurs meilleurs numéro de one man show mais peints en bleu. (Oui, je sais, c’est une production française et non hollywoodienne mais la daube reste un langage universel alors pouet).

Call of stupidity

Modern Warfare 2 : Le scénario du jeu a déjà été pré moisi pour Hollywood, il n’y a plus qu’à servir !

Evangelion

Evangelion : Les terroristes ont développé des robots de combat géant (reconnaissable à leur barbe mécanique) appelé "Anges de la mort". Le dernier rempart pour protéger la démocratie et le hamburger est un projet secret du pentagone : les Evangelions, trois robots géants pilotés par des adolescents (Eva-00 : Drew Barrymore, Eva-01 : Gérard Butler et Angelina Jolie & sa bouche pour l’Eva-02]. Particularité : le pilote de l’Eva-01 passera les 3/4 du film la bouche grande ouverte à hurler en CAPS_LOCK "THIS IS EVA".



Whoâ, quelle amélioration, une mise à jour après moins de deux mois, faut que j’arrête de prendre du speed c’est beaucoup trop violent !

Ah ah chouette

Histoire de prolonger la douleur oculaire induite par ce tutorial, je vous propose de découvrir mon dernier article publié dans le magazine 42 du mois de novembre, ça parle d’armes qui tuent des gens et de jeux vidéo. Si cela ne suffit pas à vous convaincre, je citerais ma môman qui a déclaré après l’avoir lu "tu n’es plus mon fils *crachat*".

Article 42
En attendant que free arrête de yoyoter (le saligaud bloque l'accès au script de la version HTML du mag) voici les liens directs vers les pages de l'article : page 1 / 2 / 3 / 4 / 5 / 6 / 7

Pour ne pas faire que de l'autopromotion honteuse, vous pouvez aussi télécharger le numéro de 42 de novembre au grand complet, 104 pages de bonheur en treillis ça ne se refuse pas et ça permet de glander sereinement au boulot !

Couv 42
Cliques moi dessus !

Si vous préférez les images au texte, voir si vous êtes tout simplement analphabète, je vous invite à parcourir la galerie qui a été mise à jour pour l'occasion avec un gros lot d'images chatoyantes au potentiel cocasse certain.

En joie !

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jeudi 8 avril 2010

En attendant un nouvel article


08 04 2010

Je m’insurge ! C’est une honte, un scandale ! Je suis PROFONDÉMENT blessé comme disent les politiques (un homme/femme politique n’est jamais simplement blessé, vexé ou choqué, non, ils ressentent toujours ces émotions PROFONDÉMENT parce que ce sont de grands sensibles ou alors ils sont adeptes du buttsex, mon cœur balance) ! Pourquoi ? Non, ce n’est pas parce que je viens d’apprendre que Priscilla ne sortira pas de nouvel album ! Non, ce n’est pas à cause de la faim dans le monde (on s’en fout, ça ne touche que les pauvres) ! Si je suis révolté c’est à cause du vilain harcèlement que vous me faites subir à coup de mails/commentaires dans ma face pour m’obliger à mettre à jour Nioutaik ! Ou va le monde si on ne peut plus glander peinard je vous le demande ?

"Oh ça va, arrêtes de chouiner vieille morue ! T’as oublié qu’ici c’est l’intraweb, la jungle, le lieu ou les pédophiles nazis communistes chinois du Québec se retrouvent pour pirater des jeux vidéo violents réalisé par des développeurs qui veulent transformer tous les enfants en psychopathes !! Il n’y a pas de place pour les loques, ici c’est écrit ou crève alors tu vas écrire saperlipopette !!1"

Hum, d’accord, je vois ! Et bien si vous voulez manger du texte vous allez manger du texte jusqu’à en faire caca l’alphabet c’est moi qui vous le dit ! Par contre comme je suis une faignasse et qu’il faut bien vous faire patienter jusqu’à ma prochaine pavasse (promis j’en pond une d’ici la fin du mois, j’ai déjà le thème, me faut juste un peu de temps pour le rédiger) je vous propose de découvrir (ou redécouvrir j’espère oO), tous mes articles publiés dans 42. Comme ça même les habitants du Gers qui n’ont pas pu télédowncharger le meilleur magazine de l’intraweb à cause de leur modem 33k ou les élitistes qui ne veulent "lire que du Cerb parce que c’est le plus beau, le plus fort et que même sa sueur elle sent l’eau de toilette juste avant qu’on tire la chasse" pourront en profiter !

Bref, trêve d’introduction à rallonge, voici la liste complète avec à chaque fois un bon gros lien en image pour accéder à l’article en ligne ainsi qu’un aperçu rapide du thème pour savoir dans quoi vous mettez les pieds. Il y en a pour tous les goût ! Les articles sont classé par ordre de publication pour votre convénience comme disent les anglais qui tentent de parler Français. En joie !



Champignon Pauvre gameplay (Numéro 1 – Février 2009)


Saparle2koa ? : Article de vieil aigri sur la lente descente dans les abîme du neuneuisme du gameplay dit "nouvelle génération". Même que le Prince de Perse en prend dans la face ce traitre.



Champignon La rubrique jeux-vidéo de FdF (Numéro 1 – Février 2009)


Saparle2koa ? : Famille de France donne des conseils avisés à tous les parents consciencieux souhaitant acheter un jeu "sain" à leurs charmantes têtes blondes.



Champignon Pourquoi Superman porte-t-il son slip par dessus ses habits ? (Numéro 1 – Février 2009)


Saparle2koa ? : Toutes les théories pour tenter de comprendre le comportement stupide du plus naze des super héros.



Champignon Twilight : la critique positive (Numéro 2 – Mars 2009)


Saparle2koa ? : Parce qu’il y en a marre de tous ces gens qui font rien que dire du mal de Robert Pattiiiiiiiiiiiiiiinson, de toute façon c’est rien que des nazis !



Champignon Top 8 du pourquoi Lost c'est chiant (Numéro 2 – Mars 2009)


Saparle2koa ? : Lost, la seule série ou les scénaristes sont plus perdus que leurs spectateurs.



Champignon Comment devenir un tyran (Numéro 2 – Mars 2009)


Saparle2koa ? : Un petit guide pratique à l’usage des Polpots en herbe qui veulent dominer le monde.



Champignon Tutorial pour faire un RPG pourri (Numéro 3 – Avril 2009)


Saparle2koa ? : Foirer son jeu c’est tout un art, en voici le mode d’emploi adapté aux RPG (ou JDR pour les intégriste de la langue qui sent le claquo). C’est encore plus amusant depuis la sortie de FFXIII d’ailleurs.



Champignon Tu want to believe un peu fort ! (Numéro 3 – Avril 2009)


Saparle2koa ? : Démonstration prouvant, grâce à deux exemples célèbres, qu’à force de vouloir absolument croire aux Aliens on fini par occulter les évidences et énerver Ockham.



Champignon La durée de vie des jeux-vidéo (Numéro 4 – Mai 2009)


Saparle2koa ? : Aperçu presque complet du vaste débat "pro jeux courts" et "pro jeux longs" avec même une structure de folie thèse/antithèse/synthèse à faire mouiller les profs de Français !



Champignon Top 10 DragonBouse : Evolution (Numéro 4 – Mai 2009)


Saparle2koa ? : Top 10 des éléments du film qui respectent vaguement (faut pas trop en demander) l'univers Dragonball. Parce qu’après un tel viol cinématographique il est important de faire le décompte des survivants (les victimes étant trop nombreuses) !



Champignon X-Men Origins - La critique positive (Numéro 5 – Juin 2009)


Saparle2koa ? : N’écoutez pas tous ces fanboys hystérique qui crient au scandale, Wolverine origins est un chef d’œuvre du 7ème art et ce malgré l’absence de plan fixe et muet en noir et blanc s’éternisant pendant 20mn.



Champignon Les super-héros du quotidien (Numéro 5 – Juin 2009)


Saparle2koa ? : Vous côtoyez peut être des super héros tous les jours sans le savoir. Mais qui sont ils ?



Champignon Techniques de combat ninjas (Numéro 5 – Juin 2009)


Saparle2koa ? : Pas forcément besoin d'être un roi du karaté pour imposer le respect à coup de mandales dans la tronche.



Champignon Test Sexy Beach 3 (Numéro 6 – Juillet/Août 2009)


Saparle2koa ? : Un test de jeu hentai avec du boobs virtuel, que demander de plus ?



Champignon Canons de beauté (Numéro 6 – Juillet/Août 2009)


Saparle2koa ? : Article sur le pourquoi du comment les critères de beauté actuels se sont formés et en quoi ils sont une aberration totale. Mince, dit comme ça ça a l’air vachement chiant en fait :p



Champignon Inventions méconnues (Numéro 7 – Septembre 2009)


Saparle2koa ? : Fuck yeah ! Science !



Champignon La Wii m'a tuer (Numéro 8 – Octobre 2009)


Saparle2koa ? : 100% d'objectivité pour démontrer que la Wii a fait plus de mal que de bien aux jeux vidéo.



Champignon Daikatana (Numéro 11 – Janvier 2010)


Saparle2koa ? : Retour sur une des plus grosse catastrophe vidéoludique de l'univers.



Champignon Neon Genesis Evangelion (Numéro 13 – Mars 2010)


Saparle2koa ? : Un article totalement objectif pour expliquer pourquoi Evangelion est le meilleur anime du monde et que ne jamais en avoir vu un épisode est une faute grave passible de crachat au visage dans la rue.



Champignon Olive & Tom & Loi de gravitation (Numéro 14 – Avril 2010)


Saparle2koa ? : Ce n’est pas parce qu’on est un dessin animé que l’on doit autant violer les lois de la physique gravitationnelle !!



Si vous n’en avez jamais lu un seul ça devrait vous occuper un bon moment, sinon j'ai également mis à jour la galerie ! N’hésitez d’ailleurs pas à "lâcher vos comz lol" en précisant le titre de l’article auquel vous faites référence pour que je puisse m’y retrouver. Vous avez aussi le droit de lire les articles des autres rédacteurs au passage, ils sont tous formidable, grands, beaux, fort (petit)et ils vont me cogner si j’oublie de le dire :’( (/petit).

mardi 5 janvier 2010

Deubeul reuviou : SG-U & True Blood


05 01 2010
Stargate Universe
Stargate, ton universe impitoyaaaaaableuh !

Attention, gros concept, le mix article écrite avec mes mains avec un article invité. Comme je suis un gros enfoiray à moi l'honneur avec un passage en revu de la nouvelle série de saill anse fikchionne Stargate Univers.

Stargate, la fameuse série pleines de gentils soldats qui sautent dans des flaques d'eau pour casser le profil d'égyptiens belliqueux est de retour dans un nouveau spin-of (ce n'est pas sale) nommé pompeusement Stargate - Universe. Pourquoi Universe et pas Tédecoeur ou Oblaster ? Et bien parce que des scientifiques rigolos ont trouvé le moyen d’activer le 9ème chevron de la porte des étoiles, ce 9ème chevron permet de composer le numéro de téléphone de toutes les galaxie de l’univers ! La ou cela devient ironique c’est que les humains, en activant ce portail, se retrouvent téléportés dans un vaisseau spatial des anciens (vous savez, la race avec un armement ultra-over-puissant incapable de dépouiller le moindre Goa’uld) abandonné et dérivant vers l’infini sans aucun moyen de revenir sur terre, transformant du même coup la série en un… simili huis-clos. Pour la défense des scénaristes, j’imagine que Stargate – "Bordayl comment on se barre d’ici" c’était moins vendeur.

Stargate Universe

On ne dirait pas comme ça avec mon ton de sale aigri ironique mais, l’esprit "huis clos" de ce spin-off s’avère au final être une excellente idée car il permet de se débarrasser discrètement du syndrome porte/monstre/trésor (enfin porte/planète en danger/sauvage de miches) un peu trop récurrent chez les deux séries sœurs. En se focalisant sur la survie de ce groupe de scientifiques/militaires perdus dans un vaisseau bizarre, le réalisme s’en retrouve renforcé et on gagne (légèrement) en profondeur et en tension ce que l’on perd en action.

Histoire d’éviter de partir en diarrhée verbale (que celui qui a dit "trop tard, arrêtes les dragées fuka gros naze" se dénonce oO) et pour assouvir ma passion pour les listes en voici une détaillant les points positifs et négatifs de la série :
  • En se plaçant dans un tout nouveau cadre avec de toutes nouvelles problématiques pour ses personnages, ce spin-of est idéal pour les noobs de Stargate qui ont la flemme de se taper l’intégralité de SG1 pour espérer comprendre ce qu'il se passe. POSITIF

  • Comme expliqué précédemment, disparition du syndrome porte/monstre/trésor. POSITIF

  • Arg O’neill, qu’ont ils fait de toi T_T. Je ne pourrais plus jamais regarder Mac Guyver comme avant, monstres ! NEGATIF

    Stargate Universe

  • Les personnages sont très très inégaux. On a ainsi droit à de véritables clichés ambulant comme le geek de service affublé d’un léger embonpoint et qui se retrouve amoureux de la bonnasse de service qui, elle, préfère se faire troncher par le beau militaire de service "Mais enfin geekounet, nous sommes amis ! Tu ne voudrais quand même pas briser notre magnifique amitié qui me permet de t’utiliser comme esclave consentant en échange de simple buttsex à volonté tout de même ?!". D’ailleurs, si au bout de 3 épisodes vous n’avez pas envie de claquer la face de la dite bonnasse pour lui montrer que la vie c’est pas bisounoursland, c’est que vous êtes soit ceinture noir de yoga acrobatique soit dans le coma. NEGATIF

    Stargate Universe

  • A côté de la masse de personnage clichés (80% du casting au bas mot) il y en a heureusement 2 qui sortent clairement du lot et permettent à eu seul de "sauver" l’intérêt de la série. Le militaire violent et légèrement psychotique qui a tendance à bourriner tout le monde et à être désagréable au possible sans que l’on sache clairement pourquoi donnant lieu a quelques rebondissement inattendus et surtout Rush !! Le docteur Rush, incarné par Robert Carlyle (le goddam Carlyle !!), suinte le charisme par tous les pores à chacune de ses apparitions (trop rares) a tel point qu’il a la fâcheuse tendance à rendre le reste du casting totalement insipide. C’est bien simple, il a une telle présence qu’il pourrait très bien se ramener dans une scène et balancer "je suis Rush, MHOUahahahahahhah hahaha hahahahaha !! !" qu’il parviendrait encore à avoir l’air plus awesome que ses collègues. Pour ne rien gâcher il a un "fraking" accent anglais ! Clairement la très bonne surprise de ce Stargate Universe, espérons que les scénariste lui donne plus d’importance pour la suite. POSITIF

    Stargate Universe

  • La série est mollassonne dans son développement. On sent que les scénaristes mettent en place des éléments d’intrigues intéressants par ci par là mais sans vraiment les travailler dans la continuité. Quelque part on sent que l’esprit SG1 est encore très présent avec tous ces épisodes qui peuvent (quasiment) être vu indépendamment les uns des autres. SG-U gagnerait à être travaillé comme un feuilleton avec des fils directeurs plus clairs. La on a la sensation de partir dans tous les sens pour au final arriver nul part. NEGATIF

    Stargate Universe

  • De l’ambiance plus glauque que d’habitude pour une série Stargate jusqu’à la façon de filmer avec caméra mouvante et zooms intempestifs pour faire "documentaire", Stargate Universe sent la grosse repompe de Battlestar Galactica. Cela pourra rebuter les plus puristes d’autant plus que SG-U est loin d’égaler son illustre modèle, les autres s’en toucheront "grave la nouille gros wesh !" ou verront ça comme un hommage maladroit. POSITIF/NEGATIF

    Stargate Universe

CONCLUSION : Stargate-Universe, en apportant une approche et un éclairage nouveau à l'univers Stargate parvient à relancer l'intêret déclinant de cette saga. L'ensemble n'est malheureusement pas à la hauteur de l'attente des fans, la faute à des rôles stéréotypés que peine à dissimuler un scénario lent à se mettre en place. Reste que malgré ce tableau négatif, les séries de science fiction modernes correctes se font rare et, même si SG-U est loin d'atteindre les sommets des ténors du genre, l'ensemble reste plaisant à suivre d'un oeil distrait.

Notage : ChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignon (6/10)

Pour encore plus de Stargaterie : Top 6 des trucs alakon dans Stargate SG1 (dès fois que vous l'ayez raté bande de mécréants)



Je passe maintenant le flambeau à Zorglomme qui va vous parler de la série Trou Bloud ! Que les crottes de nez galactique du nano-panda améliore les performances de sa rate pour l'éternité !!



Il paraît qu’une bonne image vaut mieux qu’un long discours, alors en lieu et place d’une intro bidon, voici l’habituel comparatif entre deux affiches qui concordent de manière étrange. Ah si, je précise quand même que cette critique pérave contient quelques spoilers bien gras, donc si vous souhaitez tomber trop iloveyou du bô vampire ou de la belle cruche figurant sur l’affiche ci-dessous, passez votre chemin.

True Blood

Gné ! True Blood ? WTF ? Pour ceux qui ne connaîtrai pas cette série américaine, voici le pitch officiel :
"Ayant trouvé un substitut pour se nourrir sans tuer (du sang synthétique), les vampires vivent désormais parmi les humains. Sookie, une serveuse capable de lire dans les esprits, tombe sous le charme de Bill, un mystérieux vampire. Une rencontre qui bouleverse la vie de la jeune femme..."

N’ayant lu attentivement que la première partie du synopsis, c’est à cœur perdu que je me lançais dans le visonnage de True Blood, me disant naïvement "yeeaaah, les vampires sont back to business grâce à ce sang synthétique, je vais sans nul doute assister à une prise de pouvoir des vampires dans les postes clés de la société !" Quelle erreur mes aïeux, quelle erreur ! Après avoir visionné quelques épisodes, j’ai rapidement pigé que (yesss, une liste avec des tirets, I like it !) :

  • Le sang synthétique (le True Blood) n’est qu’une excuse pour dire que les vampires ne massacrent pas tous les humains se trouvant sur le passage (ce qui entraîne derechef une énooooorme incohérence : comment se fait-il qu’avant l’invention de True Blood, personne ne se soit inquiété d’immondes massacres perpétrés par dieu sait qui, avec des morsures au cou ?).

  • Les vampires sont tout blancs et les acteurs sont tellement clichés qu’on peut voir à environs 10 kilomètres (et avec un poneyz qui tente de vous *biiip* en même temps) qui sera le bon, le méchant et le traître.

  • Les scénaristes ont retenu LA caractéristique des vampires pourrait leur rapporter le plus d’audimat (donc de flouze) : le sayxe ! Car True Blood, pendant 80% de la première saison (après ça se détend, et il y a encore moins de sayxe avec poneyz dans la deuxième saison, normal, le public est déjà ferré.) c’est du culduculduculducul, et même que si vous en avez assez, ben on n’arrêtera pas d’en mettre quand même, na !

True Blood

Bon, à ce stade, je commençais déjà sentir le plan foireux, mais les scénaristes avaient gardé leur pièce maîtresse dans leur jeu, et l’abatte sans pitié pour le spectateur : l’actrice Anna "tête à claque" Paquin. Ze erreur de casting quoi. Déjà que cette actrice a de base une tête à claque, le scénario la propulse dans le rôle d’une pôôôôvre serveuse (Sookie) dotée d’un pouvoir surnaturelle ("waaaah jpeux lire dans l’esprit des gens ! Hax !") et trop iloveyou d’un yooooli vampire. Super, les questions existentielles à deux balles et les regards en coin interminables peuvent commencer. Rapidement, le principal intérêt de la série est de deviner quand Sookie se fera tringler par ledit vampire, sachant que tout autour d’eux les personnages secondaires semblent passer leur vie à bayser sans relâche, à tel point qu’on se demande quand ils trouvent le temps d’aller bosser.

True Blood

Alors évidemment, True Blood devait bien se doter d’un fuckin’ bon scénario, parce que le sayxe toutes les 2 minutes ça va un temps, mais faut bien une excuse quand même ! Eh bien sur ce point là, les scénaristes se sont déchiré l’anus si vous me passez l’expression, en nous ressortant le vieux conflit inter-vampire-inter-humains vu et revu mille fois dans d’autres films (Blade, Van Helsing…). Accrochez-vous à votre slip pour la révélation qui va suivre (c’est tellement gros comme une maison que je n’emploi même pas le mot spoil) : y’a des vampires qui sont pour continuer à bouffer de l’humain, et d’autres qui sont contre. ET y’a des humains qui veulent tuer les vampires et d’autres non. Et notre sacrée Sookie et son chevalier servant from the dark side (je l’appelle Josh, parce que je trouve qu’il a une tronche à s’appeler Josh) se retrouvent pris au milieu de ce dawa. "Naaaaaaaaaaaaaaaaan cay trop porrible ! komen ki von fer alor ?" Ben, y vont laisser pisser pardi ! En effet, True Blood a ce défaut de s’éparpiller dans tous les sens, d’essayer de développer chaque personnage à fond, et au final on fini par se dire "oh non pas encore une ptain de séquence avec cette grosse niaise de Sookie qui va griffer les mains de sa grand-mère pour avoir un choco BN !" Et la mère Sookie d’aller se répandre auprès de sa grand-mère pour tenter péniblement de faire avancer le semblant de scénario, qui pinaille pendant les douze épisodes qui constituent la saison…

True Blood

True Blood ne se limite pas aux clichés bien lourds sur les personnages principaux et le scénario, la série s’affirme aussi en tant que poids lourd de la nazerie des personnages secondaires. En vrac, le frère bayseur fou, la black bien roulée qui jure comme un fucking charretier, le méchant qui est plutôt méchant mais suffisamment bogoss pour être en fait un peu gentil quand le scénar’ l’exige, le barman qui se la carre sur l’oreille depuis des plombes, le clan des vampires vraiment kré kré méchants encore plus méchants que les vampires de base… bref, la totale ! De plus, l’absence de scénario réel et l’excès de faux pr0n pousse les scénaristes à employer l’inévitable bombe sexuelle totalement inutile au scénario mais qui fait frétiller tous les mâles dans la salle (et même les filles ?!). Dans la famille des bombes sexuelles useless, je demande la rouquine vampirisée ancienne cloîtrée donc inévitablement aguichante une fois libérée de toute sa retenue… Encore un cliché par-dessus la pile !
True Blood

Là où True Blood fait vraiment faire un grrrrand pas en avant dans l’histoire des séries américaines, c’est au niveau de ce que la série met le plus en scène : le sayxe. En effet, je me suis toujours gaussé des scènes érotiques des Desperate Housewifes ou autre Nip/Tuck, où les mecs et les nanas semblent se prendre un plug gros comme ça dans la raie (finesse quand tu nous tiens), mais gardent leur string/tanga/caleçon/slip pendant toute la durée des ébats. Eh bien dans True Blood, vous aurez droit à la totale, et sans cette hypocrisie qui caractérise si bien les Etats-Unis (ça a un balais dans le fion et 96% des productions classées X viennent de chez eux) : du sayxe gore, crade, SM… Jusqu’à la ‘touze finale de la deuxième saison. Bref, je me suis aussi bien gaussé en regardant True Blood, mais cette fois-ci parce que j’imaginais la mémère américaine surveillant son allée des fois qu’un niggaz mal intentionné vienne lui voler son pain, tombant sur True Blood. Ca serait farce ! Ou trop lololololol, c’est selon.

En résumé : Waaah un résumé, c’est vrai ? Et je peux le faire, super ! Je vais en profiter pour avouer mon hypocrisie : j’ai regardé les deux saisons de True Blood en entier, et franchement je me suis bien amusé. Evidemment, avec le recul, la série est toute bidon, mais quand on est dedans, l’univers est tout de même vraiment pas mal (la Louisianne), et certains rebondissements ou dénouements sont vraiment sympas. Reste donc la furieuse envie de claquer la face de Sookie jusqu’à ce qu’elle ferme sa bouche de niaise qui n’a jamais vu un film de vampire, et la montagne de clichés gros comme des immeubles de quarante étages.

Il fallait que vous la montre (désolé la photo n’est pas top, mais cette actrice est tellement inconnue que j’ai même pas réussi à trouver son nom !)

True Blood



Merci Zorglomme pour toute cette aigritude :')

Sinon, avec du retard j'ai la joie de vous annoncer la sortie du dernier numéro de 42 avec même un gros dossier rédigé par moi même personnellement tout seul sur Daikatana :

42 numéro 11

En joie !
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